Un avocat de Dieppe radié du Barreau accusé de trafic de drogue

Un réseau de distribution de stupéfiants opérant au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Ontario a été démantelé, mardi matin, par l’Escouade régionale mixte (ERM) Mauricie, en collaboration avec la Gendarmerie royale du Canada et la Police provinciale de l’Ontario.

Les policiers ont procédé à cinq arrestations concernant le trafic de stupéfiants et la possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic et complot. Éric Aucoin, 38 ans, a été arrêté dans la région de Moncton.

Le Néo-Brunswickois avait fait parlé de lui en 2015, lorsque le Barreau du Nouveau-Brunswick lui a interdit d’exercer le droit dans la province après qu’il ait été reconnu coupable de 12 accusations pour conduite répréhensible.

Il comparaîtra mardi au palais de justice de Rivière-du-Loup, au Québec.

Trois autres arrestations ont eu lieu à Saint-Boniface au Québec et une autre à Delta en Ontario. Selon la Sûreté du Québec, «ce réseau de distribution interprovincial écoulait principalement de la cocaïne et du haschich au Québec et au Nouveau-Brunswick».

L’opération découle d’une enquête amorcée en 2019. Elle a mobilisé une vingtaine de policiers de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie royale du Canada et de la Police provinciale de l’Ontario.

Le 24 octobre dernier, les enquêteurs avaient procédé à 16 perquisitions dans les municipalités de Saint-Roch-de-Mékinac et de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. À ce moment-là, plus de 13 kg de cocaïne ont été saisis, ainsi que plus de 37 kg de haschich, plus de 9 lb de cannabis, plus de 184 000 $ en argent canadien, une arme de poing, trois compteuses d’argent, du matériel relié au trafic et à la production de stupéfiants et du matériel électronique.

Dans sa décision de 2015, le comité de discipline du Barreau avait reconnu Éric Aucoin coupable d’entrave à la justice. L’ex-avocat avait notamment abordé la victime d’une attaque à l’arme blanche au nom de l’accusé, son client, pour lui offrir 20 000 $ si elle acceptait de ne pas témoigner au procès criminel.

À cela s’ajoutaient des accusations de détournements de fonds. On lui reprochait aussi plusieurs comportements répréhensibles comme l’envoi d’une lettre d’insultes et de menaces à un juge de la Cour provinciale.