Fermeture des urgences la nuit: les élus de Kent se mobilisent

Des maires du comté de Kent et des médecins de l’hôpital Stella-Maris se sont réunis pour établir un plan d’action jeudi soir.

La Commission des services régionaux de Kent a résolu de former un comité pour unir ses forces avec les élus des régions affectées par les réformes en santé annoncées par le gouvernement progressiste-conservateur.

La présidente de la commission et mairesse de Rogersville, Pierrette Robichaud, a passé plus d’une heure à entendre les témoignages d’une vingtaine d’autres élus.

Eugère Cormier, maire adjoint de Saint-Antoine, a résumé le consensus: «Le Nord est réveillé, ben réveillons-nous ici aussi dans le Sud-Est.»

Pierrette Robichaud explique que quelques-uns des neuf membres de la Coalition d’urgence Sainte-Anne discuteront avec des élus de Perth-Andover et de Sussex dans un appel conférence vendredi pour établir un plan de match unifié entre les régions affectées.

La médecin Marie-Claude Bourdages et un ancien dirigeant de Vitalité, Joey Caissie, font partie du comité. Le sergent Maxime Babineau était présent à la réunion à titre de contact non partisan entre le comité et la GRC.

«Le but du comité est de travailler à garder l’urgence ouverte. Comment le faire, ça va être à déterminer. On veut aller chercher plus d’informations», explique Pierrette Robichaud.

Au cours d’une courte réunion après l’assemblée, les membres du comité ont convenu d’organiser une réunion pour la population du comté de Kent au Centre Kent-Nord Imperial, jeudi, à 18h.

Des citoyens dans la salle ont proposé un soulèvement populaire pour faire pression sur le gouvernement.

«Je ne suis pas prête à faire ça tout de suite, mais dans le futur, ça deviendra peut-être une de nos options. Pour l’instant, je crois qu’on se doit de s’asseoir avec les médecins, la sécurité publique et les citoyens pour essayer de trouver des solutions pour garder notre urgence ouverte la nuit», dit Pierrette Robichaud.

Elle espère que le fait de travailler de concert avec les autres régions leur permettra de trouver des solutions rapidement, avant que les changements annoncés soient officiellement mis en place le 11 mars.

Une bonne partie de la réunion de la commission a été occupée par des témoignages d’élus et de membres du public qui ont critiqué ouvertement la décision du gouvernement Higgs.

«J’ai été pompier pendant 20 ans, et j’ai eu à sortir des gens d’autos en flammes, j’ai eu à en sauver de maisons en flammes, et si ce n’était pas de l’hôpital de Sainte-Anne, j’en aurais sauvé beaucoup moins», a dit Randy Warman, maire de Rexton.

Les députés de Kent-Nord et de Kent-Sud, Kevin Arseneau et Benoît Bourque, étaient aussi présents pour participer à la discussion.

«On a besoin d’une réforme, mais je suis le premier à dire que je suis complètement contre cette approche. Et le projet est beaucoup plus large que ce qu’ils ont mis de l’avant aujourd’hui. Il va y avoir une phase 2 et une phase 3. Ce plan-ci, c’est un plan qui existe depuis 2012», glisse l’ancien ministre de la Santé Benoît Bourque.

Le maire de Richibucto, Roger Doiron, a aussi critiqué le leadership de Gilles Lanteigne, PDG de Vitalité.

«On se doit de prendre une position forte, et je commence à penser que Gilles Lanteigne est source de problèmes et pas de solutions. Ça a été crise après crise après crise.»