Robert Gauvin envisage de quitter la politique

Député indépendant depuis vendredi matin, l’ancien vice-premier ministre Robert Gauvin affirme qu’il envisage de prendre une retraite hâtive de la politique.

«Les deux dernières années ont été des années d’enfer. J’ai perdu des amis et j’ai dû dire à mon fils que son père n’est pas un traître. Donc, ç’a été horrible. Ma femme pourrait vous en parler.»

M. Gauvin évalue encore ses options, mais a indiqué, lors d’une entrevue diffusée dimanche à Radio-Canada, qu’il n’est pas certain de se représenter lors des prochaines élections provinciales, qui devrait être déclenchées plus tôt que tard si le premier ministre Blaine Higgs va de l’avant avec sa réforme des soins de santé, qui comprend la fermeture, la nuit, de six urgences en milieu rural.

«Ce que je contemple tout de suite, l’option numéro 1, c’est la retraite de la politique. L’option numéro 2, c’est de me présenter comme indépendant. Mais indépendant, le problème, c’est que même si tu gagnes, tu n’as plus un mot à dire, surtout si le gouvernement est majoritaire. Et tu ne fais pas partie d’un caucus.»

La troisième option, on le devine, est de se présenter sous la bannière libérale ou verte.

Il affirme qu’il n’a pas parlé directement avec les chefs des autres partis, à savoir s’ils souhaitent l’accueillir dans leurs rangs. M. Gauvin a mentionné qu’il a lu, dans l’Acadie Nouvelle, le message du chef du Parti vert, David Coon, qui l’invite à joindre son équipe et a entendu l’ancien chef de l’opposition libérale, Denis Landry, dire qu’il serait prêt à travailler avec lui.

«Je vais parler avec M. Coon au cours des prochains jours. Je ne sais pas si je vais avoir la chance de parler avec le chef libéral Kevin Vickers, il n’y a rien encore de ce côté», a-t-il expliqué.