Homicide à Sainte-Marie-de-Kent: une communauté inquiète

L’homicide d’Elias Bastarache, un homme de 67 ans de Sainte-Marie-de-Kent, a créé de l’inquiétude dans la petite communauté. Le Groupe des crimes majeurs de la GRC fait enquête.

Gerry Mazerolle, résident de Sainte-Marie, se souvient d’Elias Bastarache comme un homme tranquille qu’il voyait ici et là dans la communauté.

Selon lui, l’homme menait une vie tranquille dans une maison cachée des regards, dans une région boisée.

Son corps a été retrouvé par la GRC le 21 février, vers 16h.

La nouvelle de son décès a rapidement fait le tour de la petite communauté. Au début, Gerry Mazerolle croyait qu’il avait été terrassé par une crise cardiaque.

Lorsque la GRC a annoncé qu’il s’agissait d’un homicide, la tension a monté d’un cran dans le paisible village.

«C’est plus inquiétant. C’est énervant pour la paroisse. La GRC a dit que c’était un événement isolé, mais on n’est pas certains de ce que ça signifie. J’habite à 2 km de chez lui, et ça faisait 25 ans que je le connaissais», raconte le retraité.

La victime était un ancien bûcheron. Il vivait seul, «un peu comme un ermite».

«C’était un bon gars, tranquille. Il n’a jamais fait de mal à personne», raconte M. Mazerolle.

Selon lui, la communauté a hâte que la GRC résout cette affaire.

M. Mazerolle, qui est photographe amateur, a publié une photo d’un Elias Bastarache souriant sur sa page Facebook pour lui rendre hommage. La photo aurait été prise il y a une vingtaine d’années, mais l’homme n’avait pas beaucoup changé, d’après le retraité.

«C’est probablement la seule photo de lui.»

Au dépanneur du coin, l’employée Nancy Vigneau raconte que l’homicide est devenu le sujet de discussion de presque tout le monde.

«Il y a une dame qui m’a dit “qu’est-ce que c’est que ça, on est à Sainte-Marie, pas à New York”. Tout le monde se pose des questions, parce que c’était un homme qui ne faisait pas un bruit. C’était quelqu’un de normal.»

Elias Bastarache venait au magasin deux à trois fois par semaine, selon elle.

Les rumeurs circulent, mais Nancy Vigneau affirme qu’elle a hâte que la GRC mette la main sur le coupable.

Dans le cadre de cette enquête, la GRC a annoncé qu’elle cherchait des informations sur un véhicule, une Chevrolet Cavalier coupé jaune de 2005.

Les enquêteurs croient qu’Elias Bastarache était au volant de cette voiture dans les environs de Sainte-Marie et de Bouctouche le 20 février.