C.A. de Vitalité: le ministère nie vouloir abolir des postes élus

Le ministère de la Santé dément les rumeurs voulant que les postes de membres élus des conseils d’administration des réseaux Vitalité et Horizon soient bientôt éliminés.

«Le processus d’élection et de nomination au conseil d’administration est régi par la Loi sur les régies régionales de la santé, a déclaré le directeur des communications du ministère de la Santé, Bruce Macfarlane. Le gouvernement ne prévoit pas apporter de changements à la loi pour le moment.»

Pourtant, certains membres du conseil d’administration du réseau Vitalité ont laissé entendre que les sept postes élus par les communautés, en même temps que les élections municipales, sur les 15 que comprend un c.a. soient remplacés par des personnes nommées en tenant compte de leur champ de compétence.

Mercredi, le maire de Bertrand et instigateur de la proposition à la Commission des services régionaux de la Péninsule acadienne demandant le congédiement du PDG de Vitalité Gilles Lanteigne, Yvon Godin, a soutenu qu’il faut absolument des personnes élues au sein de ces organisations.

«C’est plus qu’une rumeur; M. Higgs (le premier ministre) se prépare à réformer et à placer des personnes nommées dans les deux réseaux et à éliminer les personnes élues», a-t-il lancé à la foule pendant la conférence de presse de la vice-présidente démissionnaire du conseil d’administration de Vitalité, Norma McGraw.

Le maire de Richibucto, Roger Doiron, croit que cette éventualité est dangereuse pour le maintien des soins de santé en région rurale francophone.

«L’éducation et la santé appartiennent aux citoyens parce qu’elles touchent l’ensemble des communautés du Nouveau-Brunswick. De vouloir nommer uniquement des personnes aux postes des conseils d’administration est dangereux. Va-t-on exiger la même chose de nos députés à Fredericton, qui gèrent des milliards de dollars? C’est antidémocratique et ça ne fait pas partie de mes convictions. On risquerait de voir des gens nommés par le parti au pouvoir qui donneraient des orientations selon ce que le parti veut», craint-il.

M. Doiron promet que lui et ses collègues maires de Grand-Sault, Marcel Deschênes, et de Caraquet, Kevin Haché, seront présents aux consultations publiques promises par le premier ministre Blaine Higgs lorsqu’il a mis un frein au plan d’action en santé.

«On n’ira pas demander un service de cardiologie à tous les coins de rue. Nous voulons obtenir des services primaires de qualité et l’urgence en fait partie. Ce n’est pas parce que cinq personnes se présentent à l’urgence la nuit que c’est inutile», a-t-il déclaré.