Garderies: des parents devront continuer de payer malgré les fermetures

Certains parents devront continuer à payer le service de garde de leur enfant malgré les fermetures pour conserver leur place après la pandémie de la COVID-19.

Le ministère de l’Éducation et du Développement social déboursera toutefois ces frais pour les parents qui ont perdu leur emploi en raison de la crise.

Fredericton demande aux parents de continuer à payer durant la fermeture afin d’assurer la survie financière de leur garderie et sa disponibilité à l’avenir.

Les services de garde doivent cependant facturer les parents seulement si elles continuent en retour à payer leurs employés.

«Nous devons soutenir nos exploitants de garderies. La plupart sont de petites entreprises locales. Dans les moments difficiles, les gens du Nouveau-Brunswick s’assemblent, et c’est ce que je vous demande de faire maintenant», a déclaré le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, dans un mémo à l’intention des parents.

Si la garderie a mis ses employés au chômage durant la crise, elle ne devrait pas collecter d’argent de ses clients.

M. Cardy demande aux parents de contacter le ministère de l’Éducation si une garderie qui a mis à pied ses employés tente de les faire payer malgré tout.

Même si les services de garde sont des entreprises indépendantes, le ministère dispose de certains «outils» pour les inciter à suivre les directives gouvernementales puisqu’il s’agit d’un secteur très réglementé, ont indiqué des fonctionnaires dans une séance d’information à l’intention des médias, vendredi.

Les parents qui n’ont plus les moyens de payer en raison de la crise du coronavirus devraient aussi entrer en contact avec le ministère de l’Éducation pour obtenir l’aide du gouvernement.

Les établissements désignés comme garderies d’urgence à l’intention des travailleurs essentiels peuvent continuer à facturer leurs clients réguliers même si ceux-ci n’ont pas accès à leurs services durant la crise.

Fredericton permet cette pratique puisque les garderies d’urgence ont des dépenses supplémentaires durant la pandémie comme l’obligation de garder les enfants en plus petits groupes pour éviter la propagation du virus.

Les travailleurs essentiels qui ont obtenu une place pour leur enfant dans un service de garde d’urgence ne devraient pas avoir à payer en double et devraient aussi contacter le ministère pour conserver leur place dans leur garderie habituelle.

«Nous comprenons que cela est difficile pour de nombreux Néo-Brunswickois», a confié M. Cardy.

«Payer pour un service que vous n’utilisez pas lors d’une journée de tempête est une chose, payer pour un service durant des semaines et des mois en est une autre.»

Les établissements désignés comme garderies d’urgence sont des services de garde ordinaires qui se sont portés volontaires pour rester ouverts durant la crise.

Fredericton est à la recherche d’autres garderies volontaires pour s’occuper des enfants des travailleurs essentiels dans plusieurs régions dont Edmundston, Petit-Rocher, Shediac, Sussex et Norton.

«Il y a un manque. Il y a des endroits où il y a des travailleurs essentiels pour qui nous n’avons pas encore de place pour leurs enfants», a confié le sous-ministre francophone de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Marcel Lavoie.