COVID-19: retour sur deux semaines de crise au N.-B.

Le Nouveau-Brunswick compte actuellement 26 cas de COVID-19. En Nouvelle-Écosse, on rapporte 68 cas. L’Île-du-Prince-Édouard fait état de trois cas, tandis que Terre-Neuve-et-Labrador totalise 67 cas. Au Canada, on compte plus de 3000 cas et 33 décès.

Jusqu’ici, la progression a été lente au Nouveau-Brunswick, le premier cas ayant été rapporté le 11 mars, soit il y a deux semaines exactement. Tous les cas rapportés se retrouvent dans le sud de la province, soit dans les zones de santé 1, 2 ou 3. Seulement deux cas ont nécessité une hospitalisation et l’un d’eux a déjà reçu son congé. Il n’y a, jusqu’à maintenant, aucun cas de transmission communautaire, c’est-à-dire sans lien avec une source connue.

Voici l’évolution des cas rapportés:

11 mars:

Un premier cas est signalé au Nouveau-Brunswick. Il s’agit d’une femme dans la cinquantaine, zone 1, qui revenait d’un voyage en France.

14 mars:

Deuxième cas : un homme dans la cinquantaine de la zone 1. Il s’agit d’un proche du premier cas.

15 mars:

Quatre nouveaux cas, pour un total de 6. Les quatre habitent la zone 3; tous ont été en contact avec le premier cas rapporté le 11 mars. Il s’agit de deux hommes dans la vingtaine, ainsi que d’une femme et d’un homme dans la cinquantaine âgée.

16 mars:

Un nouveau cas; total: 7. C’est une femme âgée d’entre 20 et 30 ans habitant la zone 2 et qui a voyagé en Grèce.

17 mars:

Un nouveau cas pour un total de 8. Premier enfant à être infecté dans la province. Un garçon de moins de 10 ans, habitant la zone 3. C’est un proche d’un cas déjà rapporté.

18 mars:

Trois nouveaux cas, portant le total provincial à 11. Une femme âgée d’entre 60 et 70 ans, habitant la zone 1 et qui revenait d’une croisière; un homme âgé d’entre 60 et 70 ans, de la zone 3, qui a été en contact avec une personne ayant eu un contact direct avec un voyageur; une femme dans la cinquantaine de la zone 3 et qui avait voyagé au Royaume-Uni.

19 et 20 mars:

Aucun nouveau cas

21 mars:

Six nouveaux cas, ce qui porte le total des cas à 17. C’est le nombre le plus élevé de nouveaux cas rapportés en une seule journée depuis le début.

Quatre d’entre eux habitent la zone 2 et revenaient d’une croisière: un homme et une femme dans la quarantaine, une femme dans la cinquantaine et homme âgé d’entre 60 et 70 ans.

Les deux autres cas : une femme dans la cinquantaine habitant la zone 3 et qui a eu un contact direct avec un cas déjà identifié; une femme dans la vingtaine habitant la zone 2 et qui est proche d’un cas lié à un voyage.

22 et 23 mars:

Aucun nouveau cas. En date du 23 mars, près de 1 100 tests de dépistages ont été effectués. Moins de 2% des gens qui ont subi un test étaient atteints de la COVID-19.

24 mars:

Un nouveau cas, portant le total à 18. Une femme dans la vingtaine, de la zone 1, récemment revenue de voyage.

 

Évolution des mesures

Nous vivons une période unique dans notre histoire. Comme ailleurs au pays, l’imposition des mesures de restrictions, d’annulations et de fermetures de services et d’établissements au Nouveau-Brunswick s’est faite de manière progressive. Peu d’entre nous auraient pu deviner, au début du mois, où nous en sommes aujourd’hui, 25 jours plus tard.

1er mars:

Tous les voyageurs qui reviennent dans la province sont avisés de surveiller de près leur état de santé durant 14 jours.

5 mars:

Les gens qui ont récemment voyagé et qui présentent des symptômes sont avisés de s’isoler.

6 mars:

Les gens qui reviennent d’un voyage en Iran ou dans la province d’Hubei, en Chine, foyer de la pandémie, doivent s’isoler pendant 14 jours, symptômes ou pas.

9 mars:

Interdiction d’accès à l’école pendant 14 jours aux élèves et au personnel scolaire revenus de voyage après le 8 mars dans une de sept régions à risque.

11 mars:

Premier cas de COVID-19 dans la province.

12 mars:

On recommande que tout rassemblement non essentiel de 150 personnes ou plus soit reporté.

13 mars:

Fermeture des écoles pour deux semaines. Les garderies restent ouvertes.

L’Université de Moncton suspend ses cours en salle de classe jusqu’au 30 mars.

16 mars:

On recommande la fermeture des garderies à l’exception de celles offrant des services aux travailleurs de services essentiels, comme la santé.

Fermeture recommandée d’une série d’établissements publics : bibliothèques, musées, théâtres, salles de spectacles, bars, cinémas, centres d’entraînements, restaurants avec buffet, zoos, spas, piscines, saunas, etc.

On demande aux restaurants de limiter le nombre de clients à 50 pour cent de leur capacité.

17 mars:

Les élections municipales prévues en mai et les deux élections partielles prévues en juin sont reportées.

18 mars:

Fermeture des palais de justice.

19 mars:

Le gouvernement provincial déclare l’état d’urgence.

Les établissements qui servent de la nourriture et des boissons doivent cesser d’accueillir les clients; ils peuvent offrir des repas pour emporter ou un service de livraison.

Tous les commerces de vente au détail doivent cesser d’admettre des clients, sauf : épiceries; pharmacies; garages; bureaux de poste; institutions financières et établissements de crédit; postes d’essence, quincailleries et détaillants de pièces pour véhicules automobiles; dépanneurs; fournisseurs de nourriture pour animaux et poissons; magasins de franchise et magasins d’Alcool NB et de Cannabis NB.

Les établissements d’enseignement postsecondaire et les écoles privées doivent cesser leurs activités.

Les chantiers de construction qui ne sont pas en contact avec le public restent ouverts.

Les rassemblements de plus de 10 personnes sont à proscrire.

Ottawa annonce un vaste plan d’aide de 82 milliards de dollars pour les individus et les entreprises.

20 mars:

Les écoles demeureront fermées jusqu’à nouvel ordre.

L’Université de Moncton annule les collations des grades de ses trois campus.

23 mars:

Mise en place d’une ligne téléphonique sans frais d’information sur la COVID-19 non reliée à la santé et permettant aux citoyens de rapporter des cas de non-respect des directives.

24 mars:

Un montant de 900$ sera versé aux employés et travailleurs autonomes qui ont perdu leur emploi en raison de l’état d’urgence.