COVID-19: les voyageurs continuent à faire grimper le nombre de cas au N.-B.

Les Néo-Brunswickois de retour de voyage continuent à faire grimper le nombre de cas d’infection au nouveau coronavirus dans la province.

La santé publique a annoncé jeudi que sept nouvelles personnes étaient atteintes de la COVID-19 après un séjour à l’étranger.

Ces individus âgés entre 20 ans et 70 ans habitent dans le sud-est de la province, dans la grande région de Miramichi et dans la grande région de Fredericton.

La médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick a affirmé qu’il n’y a toujours pas de transmission communautaire dans la province puisque les 33 cas répertoriés depuis le début de la pandémie sont tous liés de près ou de loin au voyage.

Les autorités de la santé se préparent toutefois à modifier leurs lignes directrices en matière de dépistage en prévision de cette inévitable transmission dans la communauté, a précisé Dre Jennifer Russell.

«Nous adapterons nos stratégies pour répondre à cette réalité changeante. Nos efforts de dépistage seront modifiés afin de protéger nos ressources et d’assurer un traitement approprié à notre population vulnérable.»

La province continue à tester en priorité les gens qui arrivent de l’étranger et qui éprouvent des symptômes comme de la toux, de la fièvre et des difficultés respiratoires.

Toutefois, le dépistage sera bientôt étendu aux individus à risque qui éprouvent des symptômes comme les travailleurs des hôpitaux, des foyers de soins et des prisons, les autres travailleurs des services essentiels, les personnes hospitalisées sans autre diagnostic en lien avec leurs symptômes et les voyageurs en provenance d’une autre province.

Après avoir déclaré la veille que les effets de la pandémie pourraient se faire sentir pendant encore deux ans, Dre Russell a précisé mercredi que les mesures en place pour ralentir la propagation du virus comme la quarantaine, l’éloignement social et la fermeture des frontières ne seraient pas en vigueur «indéfiniment, ni même jusqu’à ce que l’on trouve un vaccin».

«Nous réalisons que ces mesures ne peuvent pas continuer à être viables sur de longues périodes», a-t-elle dit.

La médecin-hygiéniste en chef espère toutefois que le strict respect de ces directives dans l’immédiat suffira à éviter que le nombre de cas de la COVID-19 dépasse les ressources du système de santé.

D’autres endroits dans le monde ont déjà réussi à adoucir certaines de leurs mesures pour revenir à un niveau d’activités sociales et économiques «proche de la normale», a souligné Dre Russell.

«Nous espérons pouvoir avancer dans cette direction à un moment donné, mais cela dépendra du succès des mesures actuelles au cours des prochaines semaines et des prochains mois.»

«Ne perdez pas espoir, s’il vous plait.»

Les frontières ont des trous

La fermeture des frontières du Nouveau-Brunswick à tous les déplacements non essentiels qui a été décrété mercredi a connu des ratés durant les heures qui ont suivi.

Des médias ont notamment rapporté que le pont interprovincial entre le Nouveau-Brunswick et le Québec qui relie la route 11 à la route 132 près de Matapédia était demeuré ouvert sans contrôle routier.

Le premier ministre Blaine Higgs a indiqué jeudi que la situation serait corrigée.

«Nous allons étendre nos activités pour couvrir tous les ponts.  À ce stade, nous habituons les gens aux points de contrôle et nous contrôlons les principales zones de circulation entrante dans la province, mais nous renforcerons nos contrôles si nécessaire.»

Depuis l’entrée en vigueur des restrictions, des agents de la paix sont censés recueillir les coordonnées des voyageurs et les détails concernant leur destination prévue.

Tous les voyageurs en provenance d’une autre province doivent s’isoler pendant 14 jours même s’ils n’éprouvent aucun symptome.