Les mesures de contrôle aux limites provinciales bien accueillies

Les mesures de contrôle aux frontières interprovinciales imposées par le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne semblent pas vouloir embarrasser outre mesure les automobilistes qui doivent se plier depuis mercredi à de nouvelles règles rarement vues dans la province.

Les voyageurs qui entrent au Nouveau-Brunswick en provenance du Québec, de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse sont soumis à ces mesures mises en place afin prévenir la propagation de la COVID-19.

Un barrage routier a entre autres été érigé sur la route transcanadienne à Edmundston, le principal point d’entrée au Nouveau-Brunswick pour les voyageurs en provenance du Québec.

Jeudi midi, une demi-douzaine d’agents de la paix du ministère de la Sécurité publique se trouvaient dans un poste de pesée du quartier Saint-Jacques où devaient obligatoirement s’arrêter tous les automobilistes et les camionneurs qui venaient à peine de franchir la frontière qui sépare les deux provinces voisines.

Portant des gants et des masques de protection, les agents questionnent les voyageurs sur leurs allées et venues en plus de vérifier leur identité. Des questions portant sur l’apparition de symptômes de la COVID-19, les séjours à l’étranger et les contacts possibles avec des personnes infectées par le coronavirus s’ajoutent au court questionnaire imposé aux conducteurs.

«C’est correct tout ça, il y a beaucoup de personnes qui sont atteintes de la COVID-19 au Québec», a affirmé François Gosselin, qui venait tout juste de franchir le point de contrôle.

L’automobiliste a été autorisé sans trop de problèmes à se rendre jusqu’à Hartland où il devait prendre possession d’un colis pour son employeur.

Un barrage routier est en place 24 heures sur 24 sur la route transcanadienne à Edmundston, le principal point d’entrée au Nouveau-Brunswick pour les voyageurs en provenance du Québec. (Acadie Nouvelle : Sébastien Lachance)

«Ce sont des mesures sensées, mais le vrai problème c’est que la planète est en train de mourir! il y a trop de toxines dans l’environnement, les gens ne vivent pas de manière saine, ne mangent pas bien, fument et boivent trop d’alcool et font pas assez d’exercice», a pour sa part indiqué Brian Porter.

Le sexagénaire, qui réside à Dégelis, a pu aller dans la ville voisine d’Edmundston question de faire quelques achats dans un grand magasin de l’endroit.

Les conducteurs de poids lourds qui transportent des marchandises, les policiers, les pompiers, les travailleurs paramédicaux et les membres des forces armées sont exemptés de ces mesures de contrôle temporaires.

«Je suis très encouragé de voir la façon dont les gens ont réagi face aux changements mis en place aux frontières, a indiqué Blaine Higgs jeudi après-midi lors de la mise à jour quotidienne du gouvernement provincial. Nous savons qu’il s’agit d’un inconvénient, mais ces mesures sont essentielles pour assurer la protection des gens du Nouveau-Brunswick. Nous apprécions la coopération soutenue de tout le monde.»

Un barrage routier est en place 24 heures sur 24 sur la route transcanadienne à Edmundston, le principal point d’entrée au Nouveau-Brunswick pour les voyageurs en provenance du Québec. (Acadie Nouvelle : Sébastien Lachance)

Il faut rappeler que les gens qui entrent au Nouveau-Brunswick en provenance d’une autre province ou d’un autre pays doivent obligatoirement s’auto-isoler pendant une période de 14 jours.