COVID-19: Le comportement des habitants de Moncton est salué

Le chef des pompiers de Moncton, Conrad Landry, se réjouit du comportement des habitants de sa ville. Le responsable des mesures d’urgence constate qu’ils respectent les règles mises en place et qu’ils leur offrent même leur soutien.

«Nous sommes contents de la façon dont ça fonctionne, se félicite-t-il. Je pense que les citoyens comprennent la situation.»

M. Landry a trois objectifs: assurer la sécurité des habitants ainsi que celle des fonctionnaires municipaux, appuyer le ministère de la Santé et aplanir la courbe du nombre de cas de COVID-19 en fonction du temps.

Pour atteindre ces buts, il modifie depuis deux semaines le fonctionnement du service de bus de Codiac Transpo. Il a réduit son nombre d’heures d’opération et celui des passagers autorisés à l’intérieur des véhicules (aujourd’hui à six). Il a aussi supprimé la ligne 73-West Main.

Le comité des mesures d’urgence de Moncton a par ailleurs fermé les aires de jeu de la ville dès la semaine dernière. Son équipe a posé des affiches sur les infrastructures publiques et a communiqué la règle dans des médias.

La municipalité a enfin fermé les bureaux de tous ses services considérés comme non essentiels. Les fonctionnaires qui continuent à se rendre à leur lieu de travail sont les pompiers et les éboueurs. Les conseils municipaux se tiennent encore, mais en grande partie grâce à des moyens de télécommunication.

«Beaucoup, beaucoup d’employés travaillent de chez eux», précise M. Landry.

Moncton a laissé son plan de mesure d’urgence au niveau 2 (sur trois) depuis le 17 mars, appliquant des mesures d’intervention partielle.

«De sept à 10 personnes se réunissent tous les jours, raconte le responsable du plan au sujet de son comité. Au niveau 3, elles seraient de 20 à 25.»

Ces personnes sont des employés de la Ville, comme le superviseur des travaux publics, ou des représentants d’organismes, tels que la Croix-Rouge ou une banque alimentaire. Elles planifient les mesures en réponse à la catastrophe sanitaire.

«Moncton, le Nouveau-Brunswick et le Canada ont vraiment pris des initiatives à temps, estime M. Landry. Je pense qu’on en verra les effets, mais il faut rappeler aux gens que ce n’est pas encore terminé.»