COVID-19: Tout ce qu’il faut savoir vendredi matin

Voici les dernières nouvelles concernant la pandémie du coronavirus:

Tous les employés de la GRC sont guéris

La GRC affirme que depuis sa dernière mise à jour faite le 27 mars dernier, huit nouveaux cas de résultat positif au test de COVID-19 ont été confirmés au sein de ses effectifs.

Cela porte à 14 le nombre total de cas dans l’ensemble du personnel de la GRC au Canada. Les personnes qui ont affectées par la maladie sont en poste en Colombie-Britannique, en Alberta, en Ontario et au Nouveau-Brunswick, et elles ont recouvré la santé.

La GRC assure qu’elle observe scrupuleusement toutes les directives des responsables de la santé publique en ce qui a trait aux risques de contracter la COVID 19.

Célébrations du Vendredi saint et de Pâques: confinement au Vatican

Les célébrations du Vendredi saint ont été modifiées au Vatican pour accompagner les fidèles en toute sécurité en temps de pandémie de la COVID-19.

Exceptionnellement, le pape François préside les célébrations sans la présence des fidèles, dans une Basilique Saint-Pierre quasi vide. Des images saisissantes d’un tel contexte ont déjà été diffusées.

Le Vatican a fait savoir qu’en ce Vendredi saint, la Liturgie de la Passion et de l’Adoration de la Croix aurait lieu dans la Basilique Saint-Pierre. Le Crucifix de San Marcello sera couvert et il n’y aura pas de baiser de la Croix.

En milieu de soirée, le Chemin de Croix se déroulera sur la place Saint-Pierre, les stations se succédant le long de la colonnade, autour de l’obélisque et enfin le long du chemin menant au parvis.

Les autorités ont fait savoir que deux groupes porteront la Croix: des prisonniers de la prison Due Palazzi située à Padoue, près de Venise, et des médecins et infirmières du service de santé du Vatican.

L’Église a fait savoir que lors de la Vigile pascale du Samedi saint, aucun baptême ne serait célébré. Néanmoins, les cloches de Saint-Pierre sonneront au moment du Gloria annonçant la Résurrection.

Au jour de Pâques, le pape François célébrera la messe à 12h00.

Plus tard, devant l’autel de la Confession de la Basilique Saint-Pierre, il prononcera le traditionnel message Urbi et Orbi et donnera la bénédiction pascale, mais cette fois, sans sortir dehors.

Boris Johnson quitte l’unité des soins intensifs

Le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, a quitté l’unité des soins intensifs, jeudi, où il était sous surveillance en raison de complications liées à la maladie à COVID-19.

Un porte-parole a déclaré, depuis la résidence officielle du 10 Downing Street, que Boris Johnson a pu regagner une chambre en soirée. Le premier ministre doit tout de même demeurer sous surveillance afin de s’assurer que son rétablissement se passe bien.

Le premier ministre britannique a passé trois jours à l’unité des soins intensifs parce que ses symptômes liés à la maladie à COVID-19 se sont aggravés.

Il a reçu un diagnostic positif de la maladie à coronavirus il y a deux semaines et ne ressentait au départ que de légers symptômes jusqu’à ce que son état de santé se détériore.

Données des provinces et territoires en date du 10 avril

Voici les plus récentes données sur les cas confirmés et présumés de COVID-19 au Canada, en date du 10 avril:

Il y a 20 765 cas confirmés et présumés au Canada.

– Québec: 10 912 confirmés (incluant 216 morts, 1112 guérisons)

– Ontario: 5759 confirmés (incluant 200 morts, 2305 guérisons)

– Colombie-Britannique: 1370 confirmés (incluant 50 morts, 858 guérisons)

– Alberta: 1451 confirmés (incluant 32 morts, 592 guérisons)

– Saskatchewan: 278 confirmés (incluant 3 morts, 88 guérisons)

– Terre-Neuve-et-Labrador: 236 confirmés (incluant 3 morts, 96 guérisons)

– Nouvelle-Écosse: 373 confirmés (incluant 2 morts, 82 guérisons)

– Manitoba: 207 confirmés (incluant 3 morts, 69 guérisons), 17 présumés

– Nouveau-Brunswick: 111 confirmés (incluant 50 guérisons)

– Île-du-Prince-Édouard: 25 confirmés (incluant 17 guérisons)

– Canadiens rapatriés: 13 confirmés

– Yukon: 8 confirmés (incluant 4 guérisons)

– Territoires du Nord-Ouest: 5 confirmés (incluant 1 guérison)

– Nunavut: Aucun cas confirmé

– Total: 20 765 (17 présumés, 20 748 confirmés incluant 509 morts, 5254 guérisons).

Sortie de crise: le climat pourrait être à l’avant plan de la stratégie fédérale

Même si sa priorité demeure de distribuer plus de 100 milliards $ en aide d’urgence, le gouvernement fédéral est en train de planifier discrètement la sortie de crise à plus long terme.

Son plan encore embryonnaire reprend en partie la stratégie économique qui se dessinait avant que la COVID-19 ne chamboule tout, avec un budget fortement axé sur les changements climatiques.

« Lorsque la reprise commencera, le Canada pourra bâtir une économie plus forte et résiliente en investissant dans un avenir plus propre et sain pour tous », a déclaré Moira Kelly, porte-parole du ministre de l’Environnement Jonathan Wilkinson.

La ministre des Femmes et de l’Égalité des genres, Maryam Monsef, expliquait dans une récente entrevue que la réponse du gouvernement compte trois volets, à commencer par l’aide directe aux citoyens, puis le soutien aux entreprises.

« En même temps, nous posons des balises pour que, quand il sera temps de commencer le nettoyage et la reprise économique et communautaire, mon équipe ait préparé une ébauche de la marche à suivre », a-t-elle exposé.

Certains ministres dont les portefeuilles sont moins sollicités dans le cadre de la lutte à la pandémie examinent de plus près la situation sur le long terme. Parmi eux figurent le ministre de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, et la ministre de l’Infrastructure, Catherine McKenna.

Avant la COVID-19, tous deux jouaient un rôle de premier plan dans la préparation du budget fédéral, qui devait constituer en quelque sorte une mise de fonds pour l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050 _ une promesse électorale des libéraux.

Certains des plans associés au budget sont attendus prochainement. C’est notamment le cas d’un investissement massif pour nettoyer les puits de pétrole abandonnés en Alberta et réorienter par le fait même certains travailleurs de l’industrie des énergies fossiles.

Une autre promesse électorale serait également en voie de se matérialiser: des prêts sans intérêt pouvant atteindre jusqu’à 40 000 $ pour que les propriétaires adoptent des solutions écoresponsables et plus efficaces sur le plan énergétique, comme l’installation de panneaux solaires ou de fenêtres mieux isolées.

Le président de l’Association canadienne des industries solaires, Wesley Johnston, rapporte que le gouvernement mise avant tout sur des programmes qui peuvent être rapidement mis en ?uvre et qui créeront des emplois et des liquidités. M. Johnston est l’un des signataires d’une lettre ouverte publiée la semaine dernière pour inviter le premier ministre Justin Trudeau à considérer les technologies et énergies propres comme la clé de son plan de relance économique.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, a déclaré que sa formation en aurait plus à dire sur le plan de relance une fois la crise sanitaire immédiate terminée. Il a toutefois insisté que le gouvernement ne doit pas revenir aux politiques habituelles du Parti libéral, surtout en ce qui concerne les secteurs pétrolier et gazier.

« Nous devrons commencer à discuter de la manière dont nous pouvons avoir un régime fiscal beaucoup plus compétitif et moins de réglementations qui nous empêchent d’attirer les investissements », a-t-il avancé.

Ralph Goodale, ancien ministre de la Sécurité publique et des Finances, a lui-même supervisé un certain nombre de plans de relance dans la foulée de catastrophes de moindre envergure, telles que des inondations et des incendies de forêt majeurs. « Déterminer exactement comment procéder va demander beaucoup d’ingéniosité », soutient-il.

M. Goodale croit qu’il sera nécessaire de soutenir sur une plus longue période des secteurs comme ceux des transports, du tourisme et de l’énergie, qui vont souffrir davantage du présent ralentissement. Il encourage également ses anciens collègues membres du cabinet à faire preuve de créativité en élaborant des programmes qui font d’une pierre deux coups, comme lutter contre les changements climatiques et rendre le pays plus autosuffisant sur le plan alimentaire par exemple.

Selon l’économiste en chef du Conference Board du Canada, Pedro Antunes, un imposant plan de relance économique, à l’instar de celui qui avait été présenté lors de la crise financière de 2009, pourrait s’avérer inutile. Les dommages infligés à l’économie par la COVID-19 devraient se réparer lors de la levée des restrictions, fait-il valoir.

« Une fois qu’on commencera à rouvrir l’économie, à éliminer cette directive de distanciation sociale, je pense que l’économie rebondira assez bien d’elle-même », prédit-il, en reconnaissant toutefois que le retour à la normale tardera davantage dans certaines industries, comme celle du tourisme.