Un retour en classe avant le 4 mai est envisagé au Québec

Le gouvernement québécois n’écarte pas un retour en classe avant le 4 mai.

C’est ce qu’a laissé entendre le premier ministre François Legault à sa mise à jour quotidienne sur la lutte au coronavirus, vendredi, au Parlement.

« C’est plus que sérieux, on n’exclut pas de rouvrir les écoles et les garderies avant le 4 mai, on va suivre ça, il n’y a rien de décidé encore, on va suivre ça jour après jour », a-t-il déclaré.

M. Legault a invoqué le fait que les enfants sont moins à risque d’avoir des complications liées au coronavirus. Mais il faudra s’assurer que les enfants ne côtoient pas leurs grands-parents, a-t-il ajouté.

Au Nouveau-Brunswick, le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, a annoncé l’annulation des classes pour le reste de l’année.

Par ailleurs, il estime que le Québec est en train d’atteindre le sommet de la courbe épidémique, qui serait « moins haute qu’ailleurs, moins haute qu’anticipé ».

Il a tenu à souligner que les statistiques se font encourageantes. « Le nombre de personnes hospitalisées et aux soins intensifs se stabilise encore », a-t-il indiqué.

« Les beaux jours s’en viennent », a ajouté le premier ministre, en laissant présager une « renaissance » pour la province.

« Je pense qu’on va sortir grandis de cette épreuve. Plus unis, plus forts », a-t-il déclaré aux côtés de la ministre de la Santé, Danielle McCann et du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda.

Ce dernier a également salué des « résultats exceptionnels », tout en mettant en garde contre une levée trop rapide des mesures de distanciation sociale.

La crise est effectivement loin d’être terminée, tandis que la COVID-19 continue de frapper fort dans les Centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) et les divers types de centres privés pour aînés.

Une annonce est attendue plus tard dans la journée à cet effet.

Entre-temps, les hôpitaux ont reçu la consigne de cesser de transférer des patients vers les CHSLD, où la plupart des décès ont été constatés.

François Legault maintient que cette pratique était nécessaire pour libérer des lits dans le réseau de la santé.

« Il n’y a pas personne qui a subi des conséquences négatives de ces transferts, sur la qualité des services qui ont été donnés, soutient-il. C’était correct de le faire. »

La vaste majorité des pertes de vie enregistrées à ce jour au Québec touchent des personnes âgées de 70 ans et plus.