Fly-in fly-out: appel à la prudence

Les travailleurs néo-brunswickois qui pratiquent le fly-in fly-out doivent s’adapter à une toute nouvelle réalité dans le sillage de la pandémie de COVID-19.

Une éclosion du coronavirus dans un camp de travail des sables bitumineux de l’Alberta inquiète les autorités de santé publique jusqu’au Nouveau-Brunswick.

Au moins douze travailleurs d’Imperial Oil à Kearl Lake, au nord de Fort McMurray, ont été infectés par la COVID-19.

«Des cas signalés en Colombie-Britannique et en Saskatchewan ont été retracés jusqu’à des travailleurs revenus à la maison après une période de travail à Kearl Lake», a souligné Dre Jennifer Russell,  lundi.

Même si Fredericton n’a reçu aucune information concernant d’hypothétiques travailleurs néo-brunswickois à ce camp, la médecin-hygiéniste en chef demande à tous ceux qui pratiquent le fly-in fly-out (aussi appelé navettage) de redoubler de prudence.

«Je demande à tout Néo-Brunswickois qui a récemment été à l’extérieur de la province, y compris à Kearl Lake, ou qui a été en contact direct avec une personne qui y a récemment travaillé de s’isoler immédiatement pendant 14 jours», a déclaré Dre Russell.

Cette directive s’applique d’ailleurs à tous ceux qui sont récemment sortis de la province, y compris les travailleurs.

Même si les nouveaux cas de COVID-19 se font de plus en plus rares au Nouveau-Brunswick, ceux qui gagnent leur vie à l’extérieur des frontières provinciales vont devoir s’adapter à cette nouvelle réalité, a prévenu la médecin-hygiéniste.

«C’est une réalité de la vie aujourd’hui que de nombreux Néo-Brunswickois et leurs familles dépendent d’un salaire qui est gagné dans une autre province», a-t-elle constaté.

«Ainsi, de nombreux Néo-Brunswickois font régulièrement la navette à travers le pays pour travailler dans les mines, les forêts et les champs pétrolifères de l’Ouest canadien.»

«Ce mode de fonctionnement a été perturbé pendant l’état d’urgence, mais nous devrons rester vigilants pour empêcher les travailleurs de rapporter le virus COVID-19 chez eux.»

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a indiqué lundi que les restrictions à l’entrée dans la province ne sont pas sur le point d’être éliminées.

«Lorsque l’on voit les risques pour la santé tout autour de nous, il ne serait pas prudent de notre part de changer les règles concernant nos frontières. C’est l’une des dernières choses qui vont changer», a-t-il dit.