Groupe Westco forcé de fermer 17 installations dans le Haut-Madawaska

L’industrie avicole au Nouveau-Brunswick n’est pas non plus épargnée par la crise de la COVID-19 qui a forcé la fermeture des restaurants et des hôtels et la fin des activités sportives présentées devant un grand public.

Le Groupe Westco a ainsi indiqué mercredi à l’Acadie Nouvelle qu’il n’avait d’autre choix que de procéder à la fermeture temporaire de 17 bâtiments qui se trouvent dans la Communauté rurale de Haut-Madawaska.

D’autres sites de production ont connu le même sort ailleurs au Nouveau-Brunswick et en Atlantique.

«Il y a eu une grosse diminution de la consommation de poulet au pays comparativement à la même période l’an passé, même si la vente de poulet frais vendu en épicerie a augmenté», a expliqué Thomas Soucy, le président-directeur général du Groupe Westco.

«Les gens ne vont plus au restaurant, ils ne se retrouvent plus en groupe à regarder des sports à la télé au sous-sol en mangeant des ailes de poulet ou à faire des BBQ au bord de la piscine. Tout ça ne se fait plus», illustre-t-il.

Pour le Groupe Westco, il s’agit d’une baisse de production de l’ordre de 275 000 kg de volaille par mois uniquement dans le Nord-Ouest, a précisé le dirigeant de l’entreprise.

En fait, les Producteurs de poulet du Canada ont récemment décrété une baisse du quota de poulet de 15% dans l’Est du pays pour les mois de mai et de juin.

Malgré cette baisse de production notable forcée par la COVID-19, le Groupe Westco a tout de même réussi à limiter les pertes d’emploi à seulement une demi-douzaine de travailleurs.

«Les quarts de travail ont été réduits quelque peu alors que certains travailleurs vont remplacer leurs collègues en vacances cet été à la place d’étudiants», a précisé Thomas Soucy.

Même s’il qualifie le tout de jamais vu, ce dernier convient que la crise aurait pu frapper plus durement l’industrie avicole d’ici.

Le journal La Presse rapportait mercredi que plus de 200 000 poussins ont dû être euthanasiés dans les couvoirs du Québec et qu’environ 2 millions d’œufs en incubation ont été détruits en raison de la pandémie de COVID-19.

«Les producteurs québécois ont fait ça pour de bonnes raisons. La crise a été gérée différemment ici en raison de notre structure qui n’est pas pareille… Nous avons réussi à vider nos sites de production des poulets qu’ils contenaient avant de les fermer pour une période de quatre mois», a expliqué M. Soucy.

«Il y a quand même eu des œufs qui ont dû être détruits par des producteurs du Nouveau-Brunswick», a laissé savoir Marc Cormier, un producteur de poulet de la région de Saint-Paul-de-Kent.

À l’instar des autres producteurs de volaille au pays, le propriétaire de la ferme Cormier et fils a dû se résoudre à fermer temporairement une partie de ses installations et diminuer sa production de poulet de l’ordre de 15%.

«La dernière chose que l’on veut faire, c’est bien d’avoir à euthanasier des oiseaux. Comme tout le monde, on essaie de survivre et de passer à travers la situation.»