La maison-mère des Filles Marie-de-l’Assomption aura une deuxième vie

La maison-mère de la congrégation religieuse des Fille Marie-de-l’Assomption située à Campbellton vient d’être vendue et sera convertie en résidence pour personnes âgées autonomes et semi-autonomes.

C’est un groupe de la région – le Groupe Fari – qui a fait l’acquisition de la bâtisse et qui se lance dans cette aventure. La maison-mère sera pour l’occasion rebaptisée Résidence Le Phare. Les négociations durent depuis septembre entre les deux partis. La signature de l’entente vient tout juste d’avoir lieu, le 1er mai.

L’endroit héberge depuis plus près d’un siècle les religieuses de cette congrégation. Autrefois rempli, l’édifice s’est vidé peu à peu de ses résidentes, la vocation étant en déclin. Quelques religieuses qui y logent toujours.

«On est vraiment content d’aller de l’avant avec notre projet parce qu’on sent qu’il y a un besoin, mais on est aussi content de pouvoir contribuer à donner une seconde vie à un bâtiment qui a tellement d’histoire. Ça fait quand même plus de 100 ans que cette congrégation religieuse est dans la région et elle a énormément contribué à la communauté à plusieurs niveaux, dont la santé et l’éducation», explique Nick Doucette, copropriétaire du Groupe Fari.

Bien que le bâtiment soit en bonne condition, des rénovations seront toutefois nécessaires. Le Groupe Fari entend investir un montant de près de 2 millions $ afin de moderniser les lieux, notamment convertir les chambres en appartements de style condo.

«On veut faire quelque chose de vraiment bien avec toutes les commodités nécessaires à l’exception d’un four. Nous aurons au lieu une cafétéria sur place où les locataires pourront obtenir trois repas par jours ainsi que des collations», indique M. Doucette.

L’entrepreneur a travaillé six ans dans le domaine des foyers de soins avant de se lancer à son compte. Il trouvait qu’il y avait un manque dans la région pour la catégorie des personnes âgées prêtent à quitter leur maison (parce que trop difficile à entretenir), mais encore trop indépendantes pour le foyer de soins.

«Notre projet ouvre donc une porte pour cette clientèle», estime le promoteur, notant que les résidents auront également droit à un service d’entretien, un service d’infirmerie sur appel et même accès à une coiffeuse.

Grâce à une entente avec une pharmacie, tous les médicaments des résidents pourront également être livrés sur place.

Selon M. Doucette, les travaux devraient être réalisés au cours des prochains mois, si bien que les premiers locataires pourraient faire leur entrée dans l’édifice dès la fin octobre.

Religieuses

En tout, la Résidence Le Phare proposera une trentaine unité de logements dans le cadre de sa phase I. La phase II du projet comptera, pour sa part, une quinzaine d’unités supplémentaires. Toutefois, cette expansion ne sera possible que d’ici une dizaine d’années puisque les appartements en question continueront d’être occupés par les religieuses.

Car si la congrégation religieuse cherchait depuis un moment à se départir de sa maison-mère, elle souhaitait surtout un partenariat leur permettant de continuer à habiter les lieux.

Les troisième et quatrième planchers continueront ainsi d’être dédiés à cette clientèle, et ce, aussi longtemps que la santé des religieuses leur permettra.

«L’achat de la maison-mère comprend également le pavillon Edmée-Martin situé non loin sur le terrain et qui se trouve être un centre médical et de fin de vie pour les sœurs. Les religieuses pourront demeurer dans la maison-mère aussi longtemps qu’elles le pourront, et quand elles n’auront plus la capacité de le faire, elles déménageront alors à ce pavillon», souligne M. Doucette.

Il reste 61 religieuses de la congrégation des Filles Marie-de-l’Assomption. De ce nombre, 23 se trouvent toujours dans la maison-mère, 15 dans la communauté, et le reste loge au Pavillon Edmée-Martin. La moyenne d’âge de ces religieuses est de 83,5 ans.