Le DSFS réclame toujours une nouvelle école à Saint-Jean

Oublié par le dernier budget, le conseil d’éducation du District scolaire francophone Sud revient à la charge. Cette année encore, il demande la construction d’une nouvelle école à Saint-Jean et la reprise des rénovations de l’école secondaire Louis-J.-Robichaud de Shediac.

Longtemps tenus secrets, les détails du budget d’immobilisations du gouvernement Higgs sont enfin connus. Les priorités du Conseil d’éducation de district (CED) du plus grand district francophone sont restées lettre morte.

En tête de liste se trouvait le projet de construction d’une nouvelle école de la 6e à la 8e année à Saint-Jean pour 2023. Venait ensuite la reprise des travaux à l’école Louis-J.-Robichaud pour une mise à niveau de l’édifice qui a soufflé l’an dernier ses 50 bougies.

Dans son premier budget en infrastructures déposé en décembre 2018, le gouvernement progressiste-conservateur avait retardé indéfiniment les projets de modernisation entamés, mettant en veilleuse le projet de déménagement du district scolaire dans une aile de la polyvalente.

Mercredi soir, à l’occasion de leur première rencontre virtuelle, les membres du conseil d’éducation ont fait part de leur mécontentement.

«Je suis extrêmement déçu de la décision, a fait savoir le conseiller Éric Demers. Il faut que le gouvernement réalise que ce ne sont pas juste des nombres sur un papier. On parle de la vie des élèves, de leur futur. Il faut qu’on leur donne une éducation de qualité.»

Le CED a finalement choisi de présenter la même liste de priorités qu’il avait établie en mai 2019.

Le président du conseil, Paul Demers, ne cache pas son impatience. La croissance des effectifs scolaires et le manque d’espace se font sentir depuis trop longtemps à l’école Samuel-de-Champlain, plaide-t-il. «Ça presse. C’est une déception pour la région de Saint-Jean et pour les parents qui ont besoin de cette nouvelle école.»

M. Demers craint que les difficultés financières à venir amènent la province à repousser encore davantage ces projets d’infrastructures. Il entend bien faire pression auprès des décideurs à Fredericton au cours des prochains mois. «On ne veut pas que la pandémie devienne une excuse pour réduire la qualité de notre éducation», lance-t-il.

De son côté, le conseiller Michel Côté regrette l’absence d’explications de la part du Ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance. «Nous voulons que le gouvernement se prononce pour que l’on sache sur quel pied danser», souligne celui qui dirige également l’Association régionale de la communauté francophone de Saint-Jean.

La COVID-19 repousse l’ouverture de l’école de Moncton

Prévue en septembre 2022, l’ouverture du futur complexe scolaire francophone de Moncton est reportée à novembre 2022.

L’état d’urgence a forcé la suspension de l’appel d’offres, occasionnant un retard dans le calendrier.

L’établissement pourra accueillir jusqu’à 1305 élèves et regroupera deux écoles, l’une destinée aux élèves de la maternelle à la 5e année, l’autre réservée aux enfants de la 6e à la 8e année.

Il sortira de terre sur la promenade Leopold F. Belliveau, à deux pas de l’école l’Odyssée. Les plans architecturaux ont été soumis à la municipalité mais la modification du zonage n’a pas encore obtenu tous les feux verts du conseil municipal.

Le report inquiète le conseiller de la région, Réal Allain, qui rappelle que le conseil souhaitait au départ une ouverture en 2021. «On sait que le manque d’espace est déjà un problème, est-ce que ce retard va vouloir dire qu’on perd une année?»