Le Nouveau-Brunswick a été épargné par les inondations

La nouvelle pourrait bien passer inaperçue en raison de la pandémie de COVID-19 qui monopolise l’actualité et les craintes au sein de la population, mais la province a complètement été épargnée cette saison par les inondations.

De l’avis de l’organisation des mesures d’urgence du Nouveau-Brunswick (OMU), les risques de voir des inondations survenir prochainement sur notre territoire sont écartés pour de bon.

«Si l’on parle d’inondations, l’année 2020 a été excellente, on ne pouvait pas demander mieux avec ce qui arrive en raison de la COVID-19», a déclaré Geoffrey Downey, porte-parole de l’organisme gouvernemental.

L’OMU avait tout de même à l’oeil le fleuve Saint-Jean en tout début de semaine à Gagetown où le niveau d’inondation avait été atteint. Le niveau d’eau a eu tôt fait de rapidement redescendre à un niveau acceptable sans causer de dommage aux résidences et aux infrastructures.

«La météo a été très bonne pour nous cette année, la neige a fondu très lentement. Il ne fallait pas dealer ce printemps avec des inondations en plus de la COVID-19!», a expliqué le représentant de l’OMU.

L’organisme devrait mettre un terme au cours des prochains jours à son programme annuel de surveillance du fleuve et des différents cours d’eau de la province.

«Il y a eu quelques inondations cette saison, mais rien de majeur. J’irais jusqu’à dire que le printemps 2020 aura été la saison des inondations la plus facile à gérer et la moins dommageable depuis au moins une quinzaine d’années!», a affirmé Tom Levesque, le coordonnateur de la gestion des urgences de l’Organisation des mesures d’urgence du N.-B. dans la région du Nord-Ouest.

Ce dernier est aussi d’avis que les températures relativement froides enregistrées jusqu’à maintenant ce printemps ont favorisé une fonte graduelle de la neige et permis d’éviter les inondations à travers la province.

«Il n’y a pas eu non plus d’importantes précipitations et une trop grosse épaisseur des glaces et de présence d’embâcles sur les cours d’eau, ça joué en notre faveur.»

«À cette période-ci de l’année, il faudrait des précipitations importantes pendant plus de deux jours pour revoir des risques d’inondations», a ajouté le responsable régional de l’OMU.

Le maire de la Communauté rurale de Haut-Madawska est aussi l’un de ceux qui se réjouit d’avoir traversé la saison des inondations sans aucun problème.

«Ç’a été une année exceptionnelle, une saison des inondations où nous n’avons jamais été sur le qui-vive, même si nous étions prêts à faire face à toute situation», a raconté Jean-Pierre Ouellet.

En 2019, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a évalué à 23,3 millions de dollars les dommages causés par les inondations printanières dans la vallée du fleuve Saint-Jean. En 2018, cette somme avait atteint 80 millions de dollars dans l’ensemble de la province.