Ouverture de l’Aquarium et Centre marin du N.-B.: «Il n’y a pas de quoi s’inquiéter»

Pendant que les parcs et les attractions touristiques provinciales se préparent à recevoir leurs premiers visiteurs – si ce n’est pas déjà fait, comme au sentier de Fundy – dans une ambiance post-pandémie, l’Aquarium et Centre marin du Nouveau-Brunswick de Shippagan n’a toujours pas annoncé son ouverture prochaine pour cet été. Mais ça ne saurait pas tarder.

Yannick Mainville, directeur de l’Office du tourisme de la Péninsule acadienne, assure que l’endroit ouvrira ses portes. Une annonce pourrait même être faite d’ici à la fin de semaine, va-t-il jusqu’à souhaiter.

«De ce que je sais, le ministère (de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches, responsable du site) travaille sur une ouverture prochaine, mais on n’a pas encore eu de date. Il n’y a pas de quoi s’inquiéter», mentionne-t-il.

La mairesse de Shippagan, Anita Savoie Robichaud, est d’avis que l’attraction sera opérationnelle, tout en respectant les consignes de sécurité. Elle prévoit une ouverture pour le début de juin, ce qui correspondrait sensiblement aux dates prévues avant la COVID-19.

«Si nous étions le seul centre marin de la province, je serais plus inquiète. Mais celui de Saint-Jean va rouvrir. Alors, si on en ouvre un, je ne verrais pas pourquoi on n’ouvrirait pas l’autre», pense-t-elle.

Questionné à ce sujet, le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches a signalé que «la santé et la sécurité des visiteurs et du personnel sont la priorité absolue», sans toutefois avancer une date d’ouverture.

«Nous sommes en train de déterminer quand et comment l’aquarium va rouvrir ses portes. Dès que ces détails seront confirmés, nous ferons une annonce officielle», a laissé savoir la porte-parole aux communications, Mélanie Sivret.

«À ce moment-ci, nous travaillons à trouver les meilleures options pour pouvoir rouvrir l’aquarium tout en veillant à la sécurité de tous les visiteurs et employés», a-t-elle ajouté.

L’Aquarium et Centre marin du N.-B. doit notamment composer avec une certaine logistique face aux règles de distanciation physique imposées par la Santé publique en cette période de crise sanitaire.

Selon M. Mainville, l’étroitesse des couloirs menant aux aquariums et au populaire bassin des phoques complique un peu le travail de préparation.

Petite crise

Aux Fêtes, l’infrastructure touristique et de recherche a été au coeur d’une petite crise, lorsque le chef de la People’s Alliance, Kris Austin, avait mis en doute la pertinence du financement du gouvernement provincial.

Un texte d’un journal anglophone faisait mention que l’aquarium, qui abrite une centaine d’espèces de poisson, génère un peu moins de 120 000$ en revenus par année alors qu’il reçoit 1,12 million $ du gouvernement provincial.

M. Austin avait alors suggéré la privatisation complète ou partielle de cette attraction touristique, qui a pourtant connu une année de fréquentation supérieure de 21% en 2019 – avec près de 40 000 entrées – par rapport à l’année précédente.

Le député de Lamèque-Shippagan-Miscou alors ministre du Tourisme, des Parcs et de la Culture, Robert Gauvin, avait rapidement éteint la controverse en affirmant dès le lendemain que le centre était là pour rester et que son apport allait bien au-delà des rapports financiers.

Le centre compte 31 bassins d’exposition comprenant une centaine d’espèces de poissons et d’invertébrés ainsi que 150 autres pour la collection des espèces et la recherche marine, en partenariat avec l’institut de recherche Valorès.

En 2018, le gouvernement libéral avait investi 1 million $ dans l’amélioration des infrastructures (quai, génératrice, nouvel aquarium tubulaire inauguré en juin 2019) du plus grand aquarium public du Canada atlantique.