Dalhousie: les anciennes installations d’Énergie NB seront démantelées

Énergie NB entreprendra l’an prochain le démantèlement de ses cinq anciens réservoirs d’entreposage situés à Dalhousie ainsi que de l’oléoduc qui les reliait au port de mer de l’endroit.

Après plusieurs années d’attente, le souhait du conseil municipal de Dalhousie a finalement été entendu par la société d’État. La municipalité voulait en effet que disparaissent de son paysage ces vestiges de l’époque de la centrale thermique, des infrastructures inutilisées et qui visiblement n’intéressaient plus personne.

«Une compagnie a démontré un certain intérêt il y a quelque temps. Elle voulait utiliser les citernes afin d’entreposer du pétrole en provenance de Terre-Neuve, mais c’est tombé à l’eau. De toute façon, ça n’aurait créé aucun emploi dans la communauté, et à mes yeux Dalhousie mérite mieux que d’être un simple lieu d’entreposage», exprime le maire Normand Pelletier.

Les citernes et l’oléoduc étaient utilisés à l’époque où l’on retrouvait une centrale thermique dans la communauté. Celle-ci fonctionnait au pétrole avant d’être convertie à l’orimulsion. Les pétroliers amarraient au quai, et grâce au pipeline, ils étaient en mesure de regarnir les réservoirs.

Mais depuis la fermeture de l’usine en 2010 (et sa démolition par la suite), les réservoirs ne sont plus utilisés et la société d’État n’a pas été en mesure de leur trouver une autre vocation. Les trois plus petites ont été construites il y a plus de cinquante ans alors que les deux plus grosses datent des années 1980.

M. Pelletier dit avoir reçu la confirmation des travaux de démantèlement de la part d’un représentant d’Énergie NB. Et la nouvelle lui plaît. En fait, elle fait suite à des demandes répétées de la part de la Ville au cours des dernières années. Le gouvernement précédent avait toutefois décidé de garder les réservoirs en place dans l’espoir de trouver un nouvel utilisateur.

«C’est le temps qu’on enlève tout ça, qu’on fasse le ménage. On a toute cette tuyauterie qui ne sert à rien sinon qu’à défigurer le paysage de notre rue principale. Même chose pour ce qui est des citernes, elles occupent un terrain de premier choix et empêchent sa conversion à d’autres usages», dit le maire.

M. Pelletier entend d’ailleurs approcher les membres de son conseil afin de les convaincre d’investir dans une étude destinée à évaluer les différentes options sur la table pour le développement du terrain de l’ancienne centrale et lui trouver une nouvelle vocation.

«Si on peut s’entendre avec Énergie NB sur un prix raisonnable, c’est certain qu’on aimerait en faire l’acquisition, car c’est un excellent site. On doit être prêt avec, en poche, un plan d’affaire solide, une proposition qui se tient», indique le maire.

M. Pelletier a déjà fait savoir que ce terrain avait un potentiel énorme au niveau récréotouristique. Sinon, il a déjà évoqué la possibilité de l’utiliser pour un développement lié à l’énergie renouvelable.