COVID-19: un premier cas dans la province depuis deux semaines

Après un répit de deux semaines, la COVID-1 9 refait son apparition dans la province.

Il fallait s’y attendre tôt ou tard, un nouveau cas de la maladie a été identifié au Nouveau-Brunswick jeudi. Celui-ci se situe dans la zone 5 (région de Campbellton). Il s’agit d’une personne âgée de moins de 19 ans.

«Nous avons reçu le test positif jeudi matin et nous menons actuellement une enquête afin de déterminer l’origine de la contamination, où il aurait pu contracter le virus et avec qui il a été en contact», a indiqué Bruce Macfarlane, porte-parole du gouvernement.

Certaines rumeurs dans la communauté ont laissé sous-entendre que ce cas pourrait être relié à un milieu de garde, ce que n’a pas voulu confirmer la province.

«Nous ne pouvons pas parler de cas précis. Cependant, la Santé publique avise les personnes qui sont en contacts étroits avec cette personne. S’il y a eu une exposition sur le lieu de travail ou dans l’établissement, la Santé publique avertira directement l’établissement. Et si l’exposition est plus importante, elle sera annoncée publiquement», a ajouté M. MacFarlane.

À ce jour, 21 474 tests de dépistage ont été réalisés au Nouveau-Brunswick. Il y a 121 cas confirmés, y compris un cas actif, et 120 personnes se sont rétablies de la maladie. Selon les autorités, le dernier nouveau cas actif n’est pas hospitalisé.

Afin de ralentir davantage la propagation du virus, la province conseille de limiter les contacts et de toujours maintenir la fameuse distance physique de deux mètres avec autrui.

Le port du masque n’est pas obligatoire, mais suggéré, surtout lorsque la distanciation physique ne peut être maintenue.

On rappelle également au public de contacter Télé-Soins 811 en cas d’apparition de symptômes liés à la COVID-19 (fièvre, nouvelle toux, toux chronique, mal de gorge, écoulement nasal, mal de tête, nouvelles douleurs musculaires, diarrhée, perte du goût ou de l’odorat et, chez les enfants, des taches mauves sur les doigts ou les orteils).

Mobilité

Ce nouveau cas survient par ailleurs tout juste après une manifestation favorable à la réouverture de la frontière entre la région d’Avignon-Ouest et le Restigouche, un événement qui a rassemblé plus de 500 personnes – Gaspésiens, Restigouchois et membres de la Première nation autochtone de Listuguj – sur le pont interprovincial J.C. Van Horne, lundi.

Rien ne laisse toutefois présager ce nouveau cas de la COVID-19 soit relié de près de loin à ce rassemblement. En fait, les deux régions concernées ne comportaient aucun cas actif de la COVID-19 en date de lundi dernier.

Il n’y avait pas de conférence de presse mercredi de la part du gouvernement afin de faire le point sur la situation. Toutefois, le premier ministre de la province, Blaine Higgs, a abordé la question de la mobilité entre les deux régions la veille.

Il a laissé peu d’espoir aux manifestants, soulignant que jusqu’ici, l’étanchéité des frontières était en grande partie garante du succès de la province dans sa lutte contre la propagation du virus. Interrogé à savoir s’il était envisageable de créer une «bulle» communautaire entre le Restigouche et la région d’Avignon-Ouest (comme le souhaitaient les manifestants), le premier ministre a prôné la prudence.

«Nous n’avons pas eu cette discussion précise. J’ai par contre eu des discussions avec la Santé publique et nous avons beaucoup pensé à cette question. Je sais qu’il y a eu une manifestation, mais il faut faire attention. Si on commence à créer des sections sans pouvoir contrôler les déplacements dans la province, on augmente les risques. Aujourd’hui, nous entrevoyons de passer à la phase trois (du déconfinement), mais il faut le faire en contrôlant la population aux frontières. Et je ne crois pas que nous sommes trop sévères en demandant un tel contrôle, car c’est notre première ligne de défense», a indiqué M. Higgs.

Le Nouveau-Brunswick est présentement dans la phase 2 (phase orange) du plan de rétablissement relatif à la COVID-19, qui comprend la réouverture d’entreprises et la reprise d’activités.