COVID-19: Tout ce que vous devez savoir vendredi matin

Vendredi matin, le premier ministre, Blaine Higgs, et la médecin- hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell, dévoileront les détails de la phase jaune du plan de rétablissement qui entreront en vigueur au courant de la journée.

Selon le plan du gouvernement, les piscines, les gymnases, les salons de coiffure et d’esthétiques vont rouvrir leurs portes.

Les rassemblements englobant la famille et les amis dans la même bulle font aussi partie du plan, tout comme les rassemblements de 50 personnes ou moins en respectant l’éloignement physique.

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Un anticorps du SRAS pourrait aider à neutraliser le coronavirus

Des chercheurs de Singapour ont constaté que les patients fortement affectés par le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ont conservé certains niveaux d’anticorps pendant de neuf à 17 ans après l’infection.

Comme le SRAS et le SRAS-CoV-2 sont des cousins, cela pourrait permettre de croire que les patients infectés par le second profiteront ensuite d’une immunité à long terme.

Le SRAS pourrait aussi être à l’origine d’une arme très puissante contre le SRAS-CoV-2.

Des chercheurs de l’Université de Washington ont trouvé dans le sang d’un patient ayant survécu au SRAS en 2003 un anticorps _ le S309 _ qui pourrait être en mesure de neutraliser les protéines de spicule de tous les coronavirus connus, y compris le SRAS-CoV-2.

Les coronavirus utilisent ces protéines pour pénétrer dans les cellules humaines et commencer à se répliquer.

Le S309 a fait ses preuves face au SRAS-CoV-2 en laboratoire. Il doit encore être testé chez l’humain.

Les marchés plongent encore vendredi

Les marchés asiatiques et européens ont de nouveau plongé vendredi, dans la foulée de l’effondrement de près de 6 % de la bourse de Hong Kong.

Le CAC 40 français et le DAX allemand perdaient 1,4 % en début de séance en Europe, et le FTSE 100 britannique 1,8 %.

À New York, avant l’ouverture des marchés, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles et l’indice élargi S&P 500 glissaient de 1 %.

En Asie, le Nikkei 225 a cédé 0,8 % à Tokyo, le Hang Seng 5,6 % à Hong Kong et la bourse de Shanghaï 1,9 %. Le Kospi a perdu 1,4 % à Séoul.

Les marchés ont terminé en baisse de 1 % en Australie.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 2,40 $ US à 31,52 $ US le baril.

Trudeau annonce une aide financière pour les Autochtones hors réserve

Deux mois après avoir aidé les communautés autochtones à se protéger contre l’invasion du virus, le gouvernement fédéral se tourne vers les membres des Premières Nations qui vivent hors réserve.

Ottawa annonce une aide de 75 millions $ pour atténuer les effets de la pandémie sur le million d’Autochtones qui vivent hors réserve.

« C’est de l’argent que les organismes communautaires pourront utiliser pour combattre l’insécurité alimentaire, appuyer les aînés vulnérables, aider les jeunes à risque, fournir des services de santé mentale et prévenir la violence familiale », a dit le premier ministre Justin Trudeau lors de sa sortie quotidienne, devant sa résidence.

Dès le début de la crise de la COVID-19, à la mi-mars, Ottawa a distribué 305 millions $ aux groupes représentant les Premières Nations, les Inuits et les Métis afin que leurs communautés, isolées et particulièrement vulnérables, échappent à la pandémie.

Seulement 15 de ces millions sont allés aux organisations qui servent les Autochtones hors réserve. Or, plus de la moitié de la population totale des Autochtones du pays vit hors réserve.

Remboursement pour les vols annulés: Ottawa cherche des solutions

Ottawa cherche des pistes de solutions afin de s’assurer que les transporteurs aériens respectent les consommateurs qui s’estiment floués avec l’annulation de leur vol et qui demandent un remboursement.

Questionné à ce sujet, jeudi matin, le premier ministre Justin Trudeau a dit que son gouvernement allait travailler avec les compagnies aériennes et les groupes de Canadiens préoccupés par cet enjeu.

« On entend ces préoccupations des Canadiens qui veulent ravoir leur argent, mais qui veulent aussi qu’on ait une industrie aérienne dans l’avenir dont on va avoir besoin et trouver ce juste équilibre va être très important », a-t-il dit.

M. Trudeau a ajouté que le Canada était en train de regarder ce que d’autres pays ont déjà fait pour dédommager les clients dont les vols ont été annulés. Les États-Unis ou l’Union européenne, par exemple, prévoient le remboursement des passagers.

Selon Paul Cérat, porte-parole de l’Union des consommateurs, le transporteur aérien est dans l’obligation de rembourser le consommateur pour un service non rendu en vertu des lois québécoises.

L’Office des transports du Canada a pour sa part déclaré, en début de pandémie, qu’un crédit voyage bon pour 24 mois devrait suffire.

M. Cérat explique que cette mesure n’est pas illégale en soi. « Les compagnies ont le droit de le faire. Par contre, elles n’ont pas le droit de l’imposer », nuance-t-il.

Le mouvement pour demander aux transporteurs aériens canadiens de rembourser les clients prend de l’ampleur.

Le groupe Option consommateurs a lancé une pétition parrainée par le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval qui avait déjà récolté plus de 15 000 signatures jeudi en fin d’après-midi.

La pétition stipule que de « nombreux consommateurs vivent présentement une situation financière difficile en raison d’une diminution de revenus ou d’une perte d’emploi liée à la pandémie ».

Elle ajoute que bon nombre d’entre eux ne pourront pas utiliser les crédits de voyage dans les délais imposés par les transporteurs aériens en raison de difficultés financières ou des risques liés à la COVID-19.

Les signataires demandent l’intervention du gouvernement canadien pour ordonner aux compagnies aériennes et autres transporteurs sous juridiction fédérale d’accorder un remboursement pour les voyages annulés.

Jusqu’à maintenant, les ministres fédéraux disaient comprendre la frustration des consommateurs, mais vouloir s’assurer de la viabilité du secteur même après la pandémie. Ils ne s’étaient pas encore avancés sur une solution évoquée par le premier ministre.

Jeudi, le président du Conseil du trésor, Jean-Yves Duclos, a déclaré que les entreprises aériennes allaient être jugées selon leurs actions.

« On s’attend à ce que les compagnies aériennes fassent tout ce qu’elles peuvent et tout ce qu’elles doivent faire pour traiter leurs clients avec respect, dans l’optique évidemment que si ces compagnies veulent se relancer une fois la crise passée, elles auront besoin de clients », a-t-il dit.

En parallèle, M. Duclos a fait valoir que le gouvernement fédéral offre des modalités de liquidités pour aider ces industries à traverser la crise. Et c’est sans compter le coût des billets des vols annulés.

Selon le rapport de gestion d’Air Canada, en date du 31 mars, l’entreprise avait perçu 2,61 milliards $ en billets payés d’avance. Du côté de Transat, en date du 31 janvier, cette somme était d’environ 810 millions $.

L’Union des consommateurs croit que les transporteurs aériens pourraient envisager une autre piste de solution pour garder leurs liquidités tout en faisant plaisir à leurs clients.

« Compte tenu de la grogne des consommateurs, (…) il semblerait que l’offre de crédit ne convient pas. Donc il faudrait peut-être que les compagnies aériennes soit acceptent de rembourser en espèces, comme c’est le cas ailleurs dans le monde, ou alors pensent à bonifier leur crédit », suggère M. Cérat.