Mort de Brady Francis: la Couronne n’ira pas en appel

La province ne fera pas appel du verdict de non culpabilité dans l’affaire Maurice Johnson. Ce dernier était accusé de délit de fuite en lien avec la mort du jeune Brady Francis, le 24 février 2018.­

La juge Denise LeBlanc avait conclu que la Couronne n’avait pas pu prouver hors de tout doute raisonnable que Maurice Johnson avsit frappé Brady Francis, ni qu’il est coupable de délit de fuite dans cette affaire.

Dans sa décision, la juge a conclu que l’accusé a bel et bien été impliqué dans un accident ce soir-là, mais qu’il existe un doute raisonnable à savoir s’il a oui ou non il a frappé un piéton.

Même s’il s’avère que M. Johnson a frappé Brady Francis ce soir-là, la Couronne n’a pas non plus été en mesure de démontrer que le conducteur avait connaissance d’avoir frappé un être humain.

La procédure d’appel sert à déterminer si des erreurs de droit ont été commises par un juge.

Bien que la Couronne estime qu’il y aurait possiblement des motifs d’en appeler de la conclusion qu’elle n’a pas réussi à prouver que le camion de M. Johnson a frappé Brady Francis, un appel de cette conclusion ne changerait rien au fait que la Couronne n’a pas non plus été capable d’établir une intention criminelle de la part de Maurice Johnson.

Lors de son témoignage, Maurice Johnson avait affirmé qu’il croyait avoir frappé un chevreuil.

Le verdict de non culpabilité avait causé de l’émoi chez des membres de la communauté d’Elsipogtog, lieu de résidence du jeune Brady Francis.

Choqué par la nouvelle, le chef Aaron Sock a affirmé aux journalistes que le verdict démontre qu’il n’y a «aucune justice pour les Premières Nations au Canada.»

Sans nommer le chef Aaron Sock, le Service des poursuites publiques a répondu directement à cette affirmation.

Le Service des poursuites publiques reconnaît la présence de «partis pris, de stéréotypes et de suppositions nuisibles» envers les Autochtones dans le système de justice pénale canadien.

Après révision de la décision, il conclut toutefois qu’aucun préjugé racial ou toute autre forme de partialité n’a joué un rôle dans l’acquittement de Maurice Johnson.

«La décision a été rendue sur les bases de la preuve reçue au procès et du droit applicable», déclare le directeur des poursuites publiques, Pierre Roussel.