COVID-19: deux nouveaux cas dans le Restigouche, dont un dans un foyer de soins

Il y a deux nouveaux cas de la maladie COVID-19 dans la région du Restigouche, a annoncé la médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, Dre Jennifer Russell, vendredi après-midi.

Un préposé aux soins âgé dans la trentaine travaillant dans le Manoir de la Vallée, un foyer de soins spéciaux situé à Atholville, a reçu un diagnostic de COVID-19. Tous les employés et les résidants du foyer seront testés.

Le deuxième nouveau cas est une personne âgée dans la soixantaine.

Il y a maintenant huit cas actifs dans la province, tous dans la zone 5. Deux personnes sont aux soins intensifs, dans un état stable.

«Toute la province est touchée par cette éclosion, pas seulement la zone 5. Il faut travailler ensemble et être vigilants. Il faut continuer à suivre les directives», a indiqué Mme Russell.

«Il faut éviter les déplacements dans cette région. Si vous avez été en contact avec quelqu’un qui a voyagé dans le Restigouche, vous devez faire attention. Vous devez surveiller votre état de santé et celui de votre famille. Si vous avez des symptômes, contactez Télé-soins.»

Le médecin qui est responsable de l’éclosion dans la région de Campbellton a été suspendu de ses fonctions. Il a contracté le virus au Québec lors d’un voyage non essentiel et a continué d’offrir des soins à son retour au Nouveau-Brunswick, sans s’isoler. Les autorités disent que parmi les 150 personnes ont été exposées à ce médecin, 50 sont des travailleurs de l’Hôpital régional de Campbellton.

Gilles Lanteigne, PDG de Vitalité, a déclaré qu’un large dépistage est essentiel dans la région, car Campbellton est connu pour avoir des taux élevés de problèmes de santé chroniques et de tabagisme, ce qui expose la population à un risque accru de complications liées au COVID-19.

«C’est une population très vulnérable, a-t-il déclaré. Nous devons savoir où se trouve ce virus dans la communauté. Nous sommes très, très inquiets.»

Gilles Lanteigne a, par ailleurs, rappelé que dans le nord du Nouveau-Brunswick, de 20 % à 25 % des quarts de travail à l’urgence sont comblés par des médecins de l’extérieur de la province, qui doivent respecter un encadrement sur les lieux du travail.

Enquête policière

À propos du médecin qui n’a pas respecté les directives gouvernementales, la caporal Jullie Rogers-Marsh, porte-parole de la GRC du Nouveau-Brunswick, a confirmé vendredi que la force policière «est au courant de l’incident et examine la question».

Elle a déclaré que la GRC ne pouvait pas donner de détails précis sur les accusations qui pourraient être déposées.