COVID-19: Tout ce qu’il faut savoir vendredi matin

Le plasma convalescent semble prometteur

Des patients gravement affectés par la COVID-19 et qui ont été traités avec du plasma convalescent se sont rétablis cinq jours plus rapidement que les autres, selon ce que rapporte le quotidien britannique « Daily Mail ».

Le traitement n’a toutefois eu aucun impact sur les chances de survie des patients les plus gravement malades.

Le plasma est la portion liquide du sang. Le plasma convalescent est prélevé chez des patients qui ont survécu au SRAS-CoV-2 et transfusé à des patients malades, dans l’espoir qu’ils développeront les anticorps nécessaires pour combattre la maladie.

Sur une période 28 jours, les patients « gravement malades » ayant reçu du plasma convalescent se sont rétablis, en moyenne, cinq jours plus vite que les autres. Plus de 90% d’entre eux ont survécu, comparativement à 68% des autres.

Toutefois, seulement 20,7% des patients dont la vie était en danger ont survécu après avoir reçu du plasma convalescent, contre 24,1% pour ceux qui n’en avaient pas reçu.

L’étude portait sur une centaine de patients. Elle a été publiée dans le « JAMA » par des chercheurs chinois.

L’Agence de la santé publique met en garde contre une flambée de cas

La pandémie de COVID-19 fera d’autres centaines de décès à court terme, mais pourrait revenir en force cet automne s’il y a un relâchement des mesures de distanciation physique, selon l’Agence de la santé publique du Canada.

Selon de nouvelles estimations dévoilées jeudi par l’Agence, le Canada pourrait compter entre 97 990 et 107 454 cas de personnes infectées par le coronavirus au 15 juin. Le nombre de décès pourrait se situer entre 7700 et 9400 à cette même date.

Or, ces projections se basent sur des données datant d’il y a deux ou trois semaines, alors que de nombreuses restrictions n’étaient pas encore levées. Jeudi, il y avait déjà plus de 7600 décès au Canada.

« On a déjà constaté plusieurs fois que ce n’est pas une boule de cristal », s’est défendu le sous-administrateur en chef de la santé publique, Dr Howard Njoo. « Pour l’instant, on est entre les deux limites », a-t-il ajouté, confiant.

Les responsables de la santé publique mettent en garde contre une flambée du nombre de cas de COVID-19, possiblement à l’automne, si les règles ne sont plus respectées.

L’administratrice en chef de la santé publique, Dre Theresa Tam, prévient que « ça ne prend pas grand-chose » pour que ce scénario se concrétise.

S’exprimant jeudi devant sa résidence, le premier ministre Justin Trudeau s’est dit encouragé par les données les plus récentes, mais a du même coup servi une mise en garde à tous ceux qui y verraient une raison pour relâcher les mesures de distanciation sociale.

Aide aux aînés en juillet

Par ailleurs, le coup de pouce promis aux aînés au mois de mai se concrétisera près de deux mois après avoir été annoncé.

Le gouvernement fédéral avait promis un paiement unique non imposable de 300 $ aux aînés admissibles à la pension de la Sécurité de la vieillesse et de 200 $ additionnels à ceux qui sont admissibles au Supplément de revenu garanti.

L’annonce initiale avait eu lieu le 12 mai. Les aînés verront la couleur de cet argent dans la semaine du 6 juillet par dépôt ou par chèque.

Deb Schulte, ministre des Aînés, reconnaît que le processus a pris « un peu plus de temps » parce que le gouvernement fédéral voulait s’assurer de mettre en oeuvre un système simple, sans risque de fraude, qui rejoindrait tous les aînés admissibles.

Subvention salariale et partis politiques

Le Bloc québécois continue de dénoncer l’utilisation par le Parti libéral du Canada (PLC) de la subvention salariale créée pour aider les employeurs à supporter l’effet économique de la pandémie.

Même si Élections Canada confirme qu’il n’est pas illégal pour un parti politique d’utiliser l’argent de cette subvention, Yves-François Blanchet ne modifie en rien son discours.

« J’ai dit irrégulier et potentiellement illégal. Je maintiens ma position », a insisté M. Blanchet lors d’un point de presse jeudi matin.

Et si l’organisme qui applique la loi électorale ne voit pas là d’illégalité, M. Blanchet attaque l’organisme, après avoir cité « le gros bon sens élémentaire » pour taxer d’illégal le recours à la subvention.

Puis, il a repris son argument éthique.

« Quelqu’un qui a l’ombre du début d’une conscience va admettre qu’il n’est pas supposé aller chercher de l’argent là-dedans », a-t-il jugé.

Un joueur des Penguins a reçu un diagnostic positif

Les Penguins de Pittsburgh ont annoncé jeudi qu’un de leurs joueurs avait subi un contrôle positif à la COVID-19.

L’équipe n’a pas dévoilé l’identité du joueur, mais a précisé qu’il n’était pas à Pittsburgh présentement et qu’il était en isolement chez lui depuis qu’il a commencé à ressentir des symptômes.

Les Penguins ont ajouté que le joueur se sent bien et est rétabli. Ils ont ajouté que les personnes ayant eu des contacts rapprochés avec le joueur ont été informées du diagnostic positif.

L’équipe a ajouté qu’elle ne ferait aucun autre commentaire.

Il s’agit du neuvième cas rapporté de la COVID-19 parmi les joueurs de la LNH, le premier depuis le 7 avril. Cinq joueurs des Sénateurs d’Ottawa et trois de l’Avalanche du Colorado avaient subi des contrôles positifs au début de la crise.

La nouvelle survient alors que la LNH espère pouvoir relancer ses activités tôt en juillet. Elle a dévoilé la semaine dernière son plan de relance avec un tournoi à 24 équipes.

Si ce plan est appliqué, les Penguins affronteront le Canadien de Montréal lors d’une ronde de qualification.