COVID-19: tout ce qu’il faut savoir jeudi matin

Le virus ne survivrait pas longtemps sur les surfaces

La durée de survie du coronavirus sur les surfaces serait somme toute limitée, s’il faut en croire deux nouvelles recherches.

Lors de la première étude, des scientifiques allemands ont cherché des traces du virus sur les surfaces de résidences où habitait au moins une personne infectée.

Ils ont détecté l’ARN du virus sur seulement 3 % des surfaces les plus fréquemment touchées, comme les poignées de porte, et sur 15 % des surfaces de la salle de bain. Ils n’ont pas été en mesure de cultiver le virus en laboratoire à partir de ces échantillons.

L’ARN du virus n’a pas été détecté dans des particules en suspension dans l’air, mais les chercheurs préviennent que la méthode utilisée signifie que ces résultats doivent être interprétés avec prudence.

Par ailleurs, des chercheurs indiens croient qu’un temps chaud réduira la durée de survie du virus sur des surfaces, puisque la chaleur fera s’évaporer les gouttelettes qui le contiennent. Le virus séchera ensuite et mourra.

En revanche, préviennent-ils, un temps très humide pourrait protéger les gouttelettes et, du fait même, le virus.

Ils ajoutent en terminant que des surfaces comme le bois ou encore les écrans de téléphone doivent être nettoyées plus souvent que l’acier et le verre, par exemple. Ces surfaces permettraient aux gouttelettes de s’accumuler, ce qui augmente les chances de survie du virus.

La plupart des restaurateurs fonctionnent à perte

Une association de restaurateurs canadiens estime que la plupart des entreprises de l’industrie fonctionnent toujours à perte malgré les assouplissements annoncés dans la majorité des provinces.

Dans un communiqué publié jeudi matin, Restaurants Canada présente les résultats d’un sondage mené du 1er au 7 juin auprès de 940 exploitants de services alimentaires, représentant 14 129 établissements à travers le pays, sans toutefois fournir plus de détails sur sa méthodologie.

L’organisme, auparavant connu sous le nom de l’Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires (CRFA), rapporte que parmi les répondants qui ont choisi de poursuivre leurs activités durant la pandémie, six sur dix déclarent fonctionner à perte.

Et moins de la moitié de ceux qui ont pu recommencer à accueillir des clients sur place disent que cette réouverture a eu un impact positif sur leur rentabilité, signale-t-on. Plus du tiers affirmeraient même que le déconfinement de leurs salles à manger, dans le respect de stricts protocoles sanitaires, a nui à leur chiffre d’affaires.

Près du quart des restaurateurs à emplacement unique se sont dits ouverts pour les repas sur place, et 28% de ceux à unités multiples ont rapporté avoir ouvert au moins un de leurs établissements.

Selon le plus récent sondage de Restaurants Canada, près de 10% des restaurants disent être fermés pour de bon et un autre 18% attend de voir les mesures gouvernementales pour prendre une décision.

Les restaurants qui reprennent leurs activités au-delà des plats à emporter et de la livraison devront fonctionner à capacité réduite pour encore un certain temps, rappelle l’association, qui insiste sur l’importance d’une aide gouvernementale soutenue.

Restaurants Canada demande à Ottawa de continuer à verser la Subvention salariale d’urgence « aussi longtemps que nécessaire » et d’adapter ses conditions d’admissibilité.

Les marchés de la planète s’effondrent

Les marchés de la planète se sont effondrés jeudi, quand une augmentation du nombre d’infections dans plusieurs pays a alimenté les craintes associées au déconfinement.

En début de séance en Europe, le CAC 40 plongeait de 3% à Paris, le DAX de 2,7% en Allemagne et le FTSE 100 de 2,5% à Londres.

À New York, avant l’ouverture des marchés, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles fondait de 2,2% et l’indice élargi S&P 500 de 1,8%.

En Asie, le Nikkei 225 a culbuté de 2,8% à Tokyo. le Hang Seng de 2,3% à Hong Kong et la bourse australienne de 3,1%. Le Kospi a perdu 0,9% à Séoul et la bourse de Shanghaï 0,8%.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 1,50 $ US à 38,10 $ US le baril.

Une extension de la PCU coûterait 64 milliards $ de plus

Le directeur parlementaire du budget estime qu’une extension de la Prestation canadienne d’urgence (PCU), pour ajouter des semaines et permettre aux gens de toucher un autre revenu d’appoint, coûterait 64 milliards $ de plus au Trésor public.

Dans un des deux scénarios soumis au bureau d’Yves Giroux par un député conservateur, le gouvernement récupérerait 50 cents de chaque dollar gagné au-dessus du seuil de 1000 $ par mois fixé par le gouvernement pour toucher la PCU. Les bénéficiaires pourraient aussi recevoir 12 semaines supplémentaires de prestations, jusqu’en janvier 2021.

Ce scénario coûterait 64 milliards $ de plus au gouvernement. Par contre, il en coûterait environ 57,9 milliards $ si le gouvernement se contentait de prolonger de 12 semaines le programme, jusqu’en janvier 2021 – sans la possibilité de toucher un revenu d’appoint au-delà de 1000$.

Les chiffres les plus récents d’Ottawa montrent qu’en date du 4 juin, 8,41 millions de Canadiens ont demandé la PCU et que 43,51 milliards $ avaient été versés.

Le budget du programme était passé de 35 milliards $ à plus de 60 milliards $, car plus de Canadiens avaient réclamé la prestation – et plus longtemps que prévu. Toutefois, les libéraux soutiennent que 1,2 million de bénéficiaires se sont retirés de la PCU en mai.

Le plan de la LNH pour ses villes bulles approuvé par la Colombie-Britannique

Le premier ministre de la Colombie-Britannique a annoncé que la province et sa médecin en chef ont approuvé le plan de la LNH pour faire de Vancouver l’une des villes qui pourraient présenter des matchs lors de la reprise des activités.

John Horgan a affirmé avoir écrit au premier ministre du Canada, Justin Trudeau, pour faire progresser les demandes des différentes parties impliquées concernant les mesures de quarantaine dans l’espoir de permettre aux équipes de rester ensemble dans la même bulle.

Horgan a indiqué qu’une équipe resterait dans un hôtel et se déplacerait ensemble vers le Rogers Arena par un moyen de transport privé. Elle serait aussi responsable de ses tests de dépistage de la COVID-19 et n’interagirait pas avec le public pendant une période d’isolement de 14 jours.

La LNH n’a toujours pas choisi ses deux villes bulles pour la reprise du jeu. Les villes candidates incluent Chicago, Columbus, Dallas, Edmonton, Las Vegas, Los Angeles, St. Paul, au Minnesota, Pittsburgh, Toronto et Vancouver.

Horgan a noté que le plan permettrait une relance de l’économie de Vancouver dans le secteur hôtelier et d’autres services, particulièrement si les Canucks connaissent un long parcours.