COVID-19: Tout ce qu’il faut savoir jeudi matin

L’INRS collabore à un projet de vaccin contre le coronavirus

Un projet de vaccin potentiel contre le coronavirus auquel collabore l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) pourrait notamment permettre d’en apprendre davantage sur la manière dont le virus se réplique après avoir envahi les cellules humaines.

L’INRS a été sollicité par la société biopharmaceutique Glycovax Pharma, qui s’intéresse depuis plusieurs années aux glucides – aux sucres – qu’on retrouve à la surface de certaines protéines.

Les virus en général, et le coronavirus en particulier, réussissent à se camoufler en s’enduisant des sucres produits par les cellules de leur hôte, ce qui leur permet d’échapper, du moins partiellement, à l’attention du système immunitaire qui croit que les protéines du coronavirus sont en fait les protéines de l’hôte.

« Le coronavirus fait ça beaucoup avec la fameuse protéine de spicule dont on parle tout le temps, a dit le professeur Nicolas Doucet, de l’INRS. C’est la fameuse petite protéine rouge sur les images qu’on voit dans les médias et qui est à la surface de cette espèce de sphère qu’est le coronavirus. »

Heureux hasard, Glycovax disposait déjà d’anticorps qui avaient été synthétisés pour cibler un sucre bien spécifique sur des cellules cancéreuses – « et on s’est rendus compte qu’il y a un de ces sucres qui est unique et qu’on pense être à la surface de la protéine (de spicule) », a dit M. Doucet.

S’ils sont capables de reconnaître le coronavirus, ces anticorps pourraient donner une longueur d’avance à Glycovax en lui permettant de démarrer rapidement la production d’un vaccin.

Mais tout n’est pas aussi simple, et c’est ici que l’INRS entre en jeu.

Avant d’investir des millions de dollars pour développer un vaccin et organiser des essais cliniques, Glycovax a tout d’abord besoin de savoir si ce sucre bien particulier est accessible à la surface du virus, ou encore s’il est enfoui quelque part où les anticorps ne pourront pas le rejoindre.

Et si les tests menés en laboratoire démontrent que les anticorps sont en mesure de se lier au sucre, il faudra alors répondre à une deuxième question.

« La compagnie va être intéressée de savoir si les profils de glycolisation sont différents d’un tissu à l’autre, a précisé M. Doucet. Tout d’un coup (…) que le sucre, qui a bien beau être accessible structurellement, n’est pas présent, par exemple chez les coronavirus qui sont synthétisés dans l’intestin, alors le vaccin ne sera pas plus efficace. »

En d’autres mots, il n’est pas impossible que ce sucre soit accessible aux anticorps quand le virus s’est répliqué dans les poumons, mais non quand il s’est répliqué dans les intestins ou ailleurs.

Les travaux menés à l’INRS permettront donc d’en apprendre davantage sur l’efficacité potentielle des anticorps de Glycovax dans la lutte contre le coronavirus.

« Ça peut être de bonnes étapes, comme on dit en anglais, de ‘go-no go’ pour la compagnie, a résumé M. Doucet. Ça va être une façon pour eux de voir si on investit dans cet aspect-là. »

Deux communautés huttérites visées par une éclosion en Saskatchewan

La Saskatchewan doit affronter une nouvelle éclosion de la COVID-19 qui se propage à l’intérieur de deux communautés huttérites.

Selon ce que rapportent les autorités de santé publique de la province, la nouvelle éclosion sévit dans la municipalité rurale de Maple Creek.

Deux personnes ont reçu des diagnostics positifs au coronavirus dans le sud-ouest de la province la semaine dernière.

Mercredi, ce sont 14 nouveaux cas positifs qui ont été rapportés.

Les autorités de santé publique sont à pied d’oeuvre pour identifier toutes les personnes ayant été en contact avec celles qui ont été contaminées. Certains cas font l’objet d’enquêtes en lien avec des déplacements en Alberta et ailleurs en Saskatchewan.

Dr David Torr, responsable de la santé publique, invite toutes les personnes qui habitent la région à surveiller l’apparition de symptômes liés à la COVID-19 et de prendre les précautions nécessaires pour éviter que la propagation continue de se répandre.

Les huttérites forment l’une des trois principales anciennes sectes anabaptistes chrétiennes existant encore aujourd’hui (les deux autres étant les mennonites et les Amish).

Transport en commun à Toronto: port du masque obligatoire à compter du 2 juillet

Le port du couvre-visage sera obligatoire pour les usagers du transport en commun de Toronto à compter du 2 juillet prochain.

Les onze administrateurs de la Toronto Transit Commission ont voté mercredi en faveur de l’entrée en vigueur prochaine de cette mesure.

Des exemptions seront tout de même accordées. Les enfants âgés de moins de deux ans, les personnes pouvant invoquer des raisons médicales et celles n’ayant pas la capacité physique de mettre ou d’enlever un masque n’auront pas à le porter.

La Toronto Transit Commission affirme que depuis qu’elle a recommandé à la mi-mai le port du masque dans le transport en commun, il y a eu augmentation du nombre de personnes qui en font usage.

Pendant ce temps, la politique de la Société de transport de Montréal (STM) est de fortement recommander le port du couvre-visage dans les autobus et dans le réseau du métro où il peut être difficile de garder une distance physique de deux mètres. La STM a aussi distribué des masques à compter du 25 mai, mais elle n’en a pas rendu le port obligatoire.

Les terrasses sont sur le point de rouvrir à New York

La situation s’est suffisamment améliorée à New York pour qu’on puisse maintenant envisager la réouverture des terrasses, a annoncé cette semaine le gouverneur Andrew Cuomo.

Les restaurants de la Grosse Pomme pourraient recevoir le feu vert dès lundi.

Dans un micromessage transmis mercredi, M. Cuomo indique de la mégalopole est sur le point d’entamer la phase 2 de son déconfinement.

Il prévient toutefois que « tous » ont un rôle à jouer dans le succès de cette réouverture, et il demande aux New-Yorkais d’être « intelligents et responsables ».

Le maire de la ville, Bill de Blasio, a abondé dans le même sens en déclarant qu’un passage à la phase 2 pourrait être miné par des gestes irresponsables qui entraîneraient une nouvelle hausse du nombre d’infections.

Il a aussi précisé que le déconfinement sera influencé par les manifestations du mouvement Black Lives Matter.

Montréal: réouverture vendredi des centres commerciaux, sauf de la restauration

Une importante étape du déconfinement du commerce au détail de la région de Montréal sera franchie dans quelques heures avec la réouverture des centres commerciaux, vendredi.

Cette permission accordée par les autorités sanitaires québécoises concerne les dizaines de centres commerciaux situés sur les territoires de la communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de la MRC de Joliette, dans Lanaudière.

Elle surviendra peu après qu’Environnement Canada ait émis un avis de chaleur jusqu’à dimanche pour la région. Il est fréquent qu’en temps de canicule, des personnes ne disposant pas chez elles de la climatisation se rendent dans les centres commerciaux afin de profiter d’un air plus frais.

Les établissements à l’intérieur de ces centres devront mettre en place les mesures de prévention recommandées par la santé publique dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.

Ces mesures incluent notamment un nombre restreint de clients, des cloisons pleines installées aux caisses, aux kiosques d’information ainsi qu’un sens de circulation unique, dans la mesure du possible.

Dans toutes les aires communes des centres commerciaux, une distance de deux mètres devra être maintenue entre les clients qui y circulent, sauf s’ils sont issus d’un même ménage ou si une personne offre un soutien ou un service à une autre.

La clientèle des centres commerciaux doit toutefois noter que les aires de restauration de ces établissements ne pourront être utilisées qu’à partir de lundi prochain, le 22 juin, et qu’il lui sera interdit de se servir directement dans un comptoir d’aliments.