SANB: Alexandre Cédric Doucet veut plus d’actions et moins de réactions

Le nouveau président de la SANB, Alexandre Cédric Doucet, souhaite agir plutôt que réagir. Selon lui, la communauté francophone risque de voir ses droits reculer si son organisme porte-parole n’adopte pas une approche proactive.

L’étudiant en droit à l’Université de Moncton a été sacré vainqueur de la course à la présidence de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick. Il a battu le seul autre candidat en lice, soit l’ex-fonctionnaire provincial Mathieu G. Caissie.

Alexandre Cédric Doucet entame un mandat de deux ans à la tête de l’organisme porte-parole des francophones de la province. Il a déjà plusieurs dossiers dans sa mire.

«C’est évident qu’il faut se rapprocher des membres et de la communauté. Il y a aussi la question de la révision de la Loi sur les langues officielles et la question des circonscriptions électorales qu’il faut regarder de près. Ce ne sont pas les dossiers qui vont manquer», dit-il en entrevue téléphonique avec l’Acadie Nouvelle.

La Loi sur les langues officielles du N.-B. doit en effet être révisée par le gouvernement provincial avant la fin de 2021. Quant à la révision de la carte électorale provinciale, elle se mettra en branle cet automne.

Lorsque l’on demande à M. Doucet comment il compte rapprocher la SANB de la communauté, il ne se mouille pas pour l’instant et affirme qu’il veut tout d’abord en parler au nouveau conseil d’administration, élu mardi soir.

«C’est une question que je me suis posée toute la journée. Évidemment j’ai des solutions en tête. Mais ça fait seulement quelques heures que je suis élu, donc je n’aimerais pas m’avancer avant d’avoir quelque chose de concret avec l’équipe.»

Agir au lieu de réagir

Au cours de la course à la présidence, Alexandre Cédric Doucet s’est démarqué de son rival en argumentant pour un militantisme acadien plus musclé et proactif. Au lendemain de son entrée en poste, il compte toujours adopter cette approche.

«Ce n’est pas juste de la réaction qu’on veut faire, c’est aussi de l’action. (…) Au niveau des droits linguistiques, si on attend une annonce avant de réagir, on risque de reculer au lieu d’avancer.»

Deux charges de travail à temps plein?

Âgé de 25 ans, Alexandre Cédric Doucet est le plus jeune président de l’histoire de la l’organisme. Il entamera à l’automne sa troisième et dernière année à la Faculté de droit de l’Université de Moncton.

Il sera donc étudiant à temps plein en plus de devoir jongler les responsabilités associées à la présidence de la SANB. Cette dernière lui versera d’ailleurs l’équivalent d’un salaire à temps plein, soit 44 500$ par année.

Aura-t-il le temps de mener ces deux projets de front? Oui, répond-il sans hésiter.

«Si on pense que la présidence de la SANB, c’est de 8 à 4 et qu’après je ferme mon cellulaire; moi ce n’est pas ma définition. Je suis capable de faire ces deux choses à temps plein et d’être toujours disponible. En plus de ça, mes cours vont être à distance. Ça ne sera pas difficile de faire du multitâches.»

Du sang neuf au conseil d’administration

Lors de l’assemblée virtuelle de mardi soir, les membres de la SANB ont voté afin de pourvoir les autres postes au sein du conseil d’administration.
Les personnes suivantes ont été élues:

  • Représentants provinciaux: Rosella Melanson et Simon Ouellette
  • Représentant région Péninsule acadienne: Serge Brideau
  • Représentant région Nord: Mylène Ouellette-Leblanc
  • Représentante région Nord-Ouest: Monica Martin
  • Représentant région Miramichi: Rémi Rousselle
  • Représentant Sud-Est: Firas Salti
  • Représentante Sud: Nicole Sluyter