COVID-19: tout ce que vous devez savoir jeudi matin

La progression du coronavirus et des morts qui y sont associés continue de ralentir au pays.

Selon les données mises à jour à 4h dans la nuit de mercredi à jeudi, le nombre de cas au pays s’élève à 102 242. Il s’agit d’une hausse de 268 par rapport à la veille. Au cours des trois derniers jours, 894 nouveaux cas ont été rapportés.

Des infections au coronavirus répertoriées au pays depuis le début de la crise, 63,6% sont considérés guéris (ce qui représente 65 087 personnes).

Le nombre de décès atteint maintenant 8484, en hausse de 30 par rapport à la veille et de seulement 54 par rapport à lundi.

Le taux de mortalité au coronavirus au pays s’élève maintenant à 8,2% (contre 4,5% dans les province de l’Atlantique).

Parlant de l’Atlantique, le nombre de cas s’élève à 1514 dans les quatre provinces les plus à l’est du pays. Au cours des dix derniers jours, seulement huit nouveaux cas ont été déclarés (tous au Nouveau-Brunswick).

Le coronavirus a fait 68 morts en Atlantique et 20 cas demeurent actifs (tous au Nouveau-Brunswick).

Sur la planète, le site WordOMeter fait état de plus de 9,5 millions de cas d’infection et de plus de 485 000 morts.

Le site dénombre maintenant plus de 2,4 millions d’infectés aux États-Unis (dont environ la moitié demeurent actifs) et un peu plus de 124 000 morts.

Les autorités sanitaires croient toutefois que ce nombre est beaucoup plus élevé en raison du nombre de personnes qui sont décédées à la maison sans avoir subi de test de dépistage au préalable.

Les pays qui sont frappés par le plus de décès depuis le début de la crise sont, outre les États-Unis, le Brésil (53 895), le Royaume-Uni (43 081), l’Italie (34 644) et la France (29 731).

 

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Des chercheurs auraient trouvé le «talon d’Achille» du coronavirus

Des chercheurs américains pourraient avoir identifié le talon d’Achille du coronavirus.

Leur découverte concerne la protéine de spicule que le coronavirus utilise pour s’attacher aux cellules humaines et les infecter.

Selon ce que rapporte en ligne le journal scientifique «Nature», des chercheurs du Centre de recherche en cancérologie Hutchinson, à Seattle, ont créé plus de 3800 variations de cette protéine, en modifiant un amino-acide à la fois.

Des tests ont démontré que certaines de ces variantes se lient aux cellules humaines aussi efficacement que la protéine de spicule du coronavirus.

Ces tests ont aussi permis aux scientifiques d’identifier les amino-acides qui, s’ils sont modifiés, interfèrent avec la capacité de la protéine de spicule à s’attacher aux cellules de l’hôte.

Cela pourrait mener au développement de molécules qui neutraliseront la capacité du virus à infecter les cellules humaines.

 

Les marchés glissent en Europe et en Asie

Les marchés européens et asiatiques ont glissé, jeudi, quand les investisseurs ont été échaudés par une hausse du nombre d’infections à travers le monde.

En début de séance en Europe, le CAC 40 fondait de 1,5% à Paris, le DAX de 0,9% en Allemagne et le FTSE 100 de 1,2% à Londres.

À New York, avant l’ouverture des marchés, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles cédait 1,4% et l’indice élargi S&P 500 1,3%.

En Asie, le Nikkei 225 a perdu 1,2% à Tokyo et le Kospi 2,3% à Séoul.

Hong Kong et Shanghaï étaient fermés pour un congé. La bourse australienne s’est effondrée de 2,5% quand le transporteur aérien Qantas a annoncé 6000 nouveaux licenciements et le maintien en congé temporaire de 15 000 autres employés.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 55 cents US à 37,46 $US le baril.

 

Transformation du boeuf: retour à la normale des deux principales usines

Les principales usines canadiennes de transformation du boeuf sont sur le point de fonctionner normalement après avoir été durement mises à l’épreuve par des éclosions de COVID-19.

La pandémie a causé des fermetures d’usines prolongées et un ralentissement majeur de la transformation de la viande partout au Canada.

L’une des plus touchées a été celle de la compagnie Cargill située à High River, en Alberta, qui a interrompu ses activités pendant deux semaines avant de les reprendre à cadence réduite. Cette semaine, elle produit à 95% de sa capacité de 4500 bêtes par jour.

Entre-temps, l’usine JBS Canada située à Brooks, aussi en Alberta, n’a fonctionné qu’avec un seul quart de travail pendant un mois. Sa capacité quotidienne habituelle de 4200 bêtes transformées est presque atteinte.

En temps normal, ces deux usines transforment à elles seules 70% du boeuf canadien.

Le ralentissement de la production a toutefois causé un important surplus d’entre 120 000 et 130 000 bêtes en attente d’être abattues, un surplus qui ne pourra être réduit avant quelques mois.