Fête du Canada: des célébrations sans flafla

Les célébrations du 1er juillet 2020 ne passeront certes pas à l’histoire comme étant les plus extravagantes de l’histoire de la Confédération.

Oubliez le gâteau blanc au crémage rouge onctueux, la feuille d’érable tatouée sur les visages, les feux d’artifice et l’unifolié flottant au-dessus de toutes les têtes.

D’un océan à l’autre, les célébrations de la fête du Canada se sont déroulées beaucoup plus discrètement cette année, pandémie oblige.

À Edmundston, la Place de l’artisan était bien tranquille mercredi, outre quelques citadins présents sur place qui ont profité de la verdure par une autre chaude journée d’été.

L’endroit est normalement bondé le 1er juillet et accueille chaque année de nombreuses personnes venues célébrer.

Au centre-ville, le café bistrot Le Moonshin’hers a décidé de célébrer le tout sur sa terrasse nouvellement ouverte et agrandie.

Les discours politiques et patriotiques qui sont de mise le 1er juillet ont pour l’occasion fait place à la musique d’un chansonnier qui cadrait bien bien avec le vin rosé, les bières et les ailes de poulet servies aux clients.

«Je suis ici à la fois pour profiter de la terrasse et fêter le Canada… C’est un peu dommage de ne pas avoir de grandes célébrations, mais je peux aisément comprendre avec ce qui arrive avec la COVID-19», a affirmé Alexandre Levasseur, qui se trouvait attablé sur la terrasse avec deux amies.

Ces modestes célébrations se sont par la suite déplacées au Centre des arts d’Edmundston, où un spectacle en salle d’André Picard était présenté devant un public restreint et plusieurs internautes invités à célébrer le Canada à la maison par la force des choses.

Le député fédéral de la circonscription Madawaska-Restigouche a également vécu le 1er juillet 2020 de façon bien différente.

«C’est la première fois depuis mon élection en 2015 que je ne passe pas la journée de la fête du Canada à serrer des mains, à servir des morceaux de gâteau et à cuire des hot-dogs», a ironisé René Arseneault.

«J’aurais aimé fêter le pays et peut-être même la fin de l’épidémie et de notre lutte à la COVID-19 avec de grandes célébrations et plein de personnes, mais bon… Je vais profiter de l’occasion pour célébrer mon anniversaire de naissance en famille, ce que je n’ai pas pu faire depuis mon élection», a philosophé le député libéral.