La commissaire aux langues officielles du N.-B. garde à l’oeil les points de presse sur la COVID-19. Elle suggère maintenant au gouvernement Higgs de nommer un porte-parole bilingue afin que les francophones n’aient pas à se contenter de l’interprétation simultanée.

Dans une lettre envoyée à Blaine Higgs le 2 juillet – et dont l’Acadie Nouvelle a obtenu copie – la commissaire Shirley MacLean fait le point sur cette question controversée.

Les mises à jour du gouvernement ont été vivement critiquées au cours des derniers mois parce que le français y est relégué au second plan. Une situation qui s’explique entre autres par le refus du premier ministre de nommer un porte-parole politique bilingue.

Dans sa lettre, Mme MacLean explique qu’elle a reçu trois plaintes à ce sujet au début avril. Elles pointent du doigt sensiblement les mêmes problèmes que les dix plaintes reçues plus tôt cette année et qui l’avaient poussé à rappeler le premier ministre à l’ordre dans une lettre datée du 31 mars.

«Depuis cette correspondance, mon équipe et moi regardons régulièrement les points de presse du gouvernement et avons constaté qu’il n’y a pas toujours un usage équilibré des deux langues officielles», dit la commissaire dans sa missive du 2 juillet.

Elle rappelle au gouvernement que le Commissariat a déjà indiqué clairement en 2018 qu’«une langue qui n’est disponible que par la voie de la traduction n’est pas traitée d’une manière égale à l’autre» et que cela contrevient à la Loi sur les langues officielles du N.-B.

Elle est elle aussi de l’avis que la traduction simultanée ne constitue pas un usage équilibré des deux langues, mais bien un simple «accommodement».

Elle affirme qu’elle serait «ravie» de rencontrer Blaine Higgs «en temps opportun afin de discuter de la possibilité de nommer un porte-parole bilingue».

La commissaire a rencontré la Dre Russell

La commissaire indique également au premier ministre qu’elle a eu des discussions avec le sous-ministre de la Santé pour parler des points de presse sur la COVID-19.

Lors de ces conversations, le sous-ministre Gérald Richard lui a assuré qu’il discuterait avec la médecin-hygiéniste en chef, la Dre Russell, entre autres des efforts à faire pour qu’une plus grande partie de ses discours soit en français.

Le sous-ministre a par la suite exprimé le souhait de rencontrer la commissaire pour parler de ce dossier. Cette dernière est donc allée rencontrer le sous-ministre, son directeur des communications et la Dre Russell.

Lors de cette rencontre, elle a souligné les progrès effectués depuis le début de la pandémie et a rappelé qu’il restait encore du travail à faire pour que les deux langues officielles soient traitées également.

«La Dre Russell a proposé que ses textes soient entièrement rédigés dans les deux langues officielles, même si cela signifie de transmettre un message plus court. Elle m’a également assuré qu’elle transmettra le même message dans les deux langues officielles quand elle sortira de son texte écrit», affirme la commissaire dans sa lettre à Blaine Higgs.

Shirley MacLean tient d’ailleurs à «souligner le vouloir» de la Dre Russell et du sous-ministre à la Santé de «répondre aux inquiétudes de la communauté francophone» et de s’assurer que les deux langues officielles aient une place égale lors des points de presse.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle