Une nouvelle friperie ouvre ses portes à Bathurst

Le diocèse de Bathurst prend le relais de l’Armée du salut et ouvre officiellement sa nouvelle friperie. Après plusieurs mois d’organisation et un délai causé par la COVID-19, les organisateurs étaient heureux de voir les premiers clients parcourir les rayons, mardi.

Plus tôt cet hiver, l’Armée du salut avait mis la clé sous la porte de sa boutique d’articles de seconde main au centre-ville de Bathurst.

Préoccupé pour les plus démunis, le diocèse de Bathurst avait alors entrepris des démarches pour la remplacer.

«Ils sont plusieurs à chercher un endroit où donner leurs vêtements et ils sont aussi plusieurs à en avoir besoin», a souligné l’Évêque, Mgr Daniel Jodoin.

«Nous, on veut faire le lien entre les deux. D’une part, c’est une belle marque de générosité et de l’autre, c’est une marque d’amour pour ceux et celles qui recevront ces vêtements.»

Mardi, la Friperie du Sacré-Coeur était déjà bondée de linge, mais aussi de jouets, de livres, de bibelots et de bijoux.

Au deuxième étage, une montagne de dons attendait toujours de se faire trier.

«On a énormément de choses à vendre», a témoigné avec le sourire Patricia Dewispelaere, une employée du diocèse.

«On a reçu beaucoup, beaucoup de sacs, et d’autant plus depuis le début du confinement puisque les gens en ont dû en profiter pour faire le trie dans leurs armoires. Il faut vraiment que ça sorte!»

La générosité de la communauté a été étonnante, a-t-elle ajouté.

Et seulement quelques minutes après la coupure du ruban, mardi, l’intérêt des clients l’était aussi.

«J’étais une clientèle régulière de l’Armée du salut avant, j’y allais tous les jours», a témoigné une d’entre elles avant de débuter son magasinage.

«J’aime beaucoup aller dans les magasins de seconde main puisque je peux agencer mes propres tenues et je ne risque pas d’avoir la même que quelqu’un d’autre.»

La femme, qui n’a pas voulu être identifiée, note qu’elle attendait avec impatience l’ouverture d’un nouveau magasin à économie depuis la fermeture de celui au centre-ville.

Paolo Fongemie, le maire de Bathurst et directeur du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) à Bathurst, s’était aussi déplacé pour célébrer le lancement du nouveau service.

Selon lui, la friperie sera autant utile pour les familles dans le besoin que pour les étudiants du campus de Bathurst.

«Je sais que certains étudiants en ont grandement besoin. Surtout les étudiants internationaux qui arrivent tout juste et s’apprêtent à vivre leur premier hiver au Canada. Ils ont besoin de ce type de service pour mieux les préparer à passer l’année avec nous.»

Le diocèse de Bathurst a aménagé la friperie Sacré-Coeur dans son Centre de ressourcement, près du CCNB.

L’établissement sera ouvert du mercredi au samedi et sera entretenue par trois religieuses, deux employés laïques ainsi que plusieurs bénévoles.