La directrice générale des élections pourrait comparaître devant les députés

La directrice générale des élections pourrait comparaître devant un comité de députés pour discuter des coûts supplémentaires et des risques de tenir des élections durant la pandémie de COVID-19.

L’idée du libéral Roger Melanson fait son chemin parmi les membres du comité de la procédure, des privilèges et des hauts fonctionnaires de l’Assemblée législative.

Le député de Dieppe souhaite que Kimberly Poffenroth partage avec les élus certains des préparatifs mis en branle par Élections NB au cas où un scrutin précipité ait lieu cet été ou cet automne.

La directrice générale des élections a déjà indiqué récemment aux médias que l’agence prévoit dépenser aux moins un million de dollars en préparatifs liés à la pandémie.

Élections NB a déjà fait l’achat d’équipement de protection personnel et d’autres marchandises pour protéger son personnel et les électeurs.

L’agence entend aussi dépenser 250 000$ pour embaucher du personnel supplémentaire chargé de faire respecter les directives de la Santé publique pour prévenir la propagation du coronavirus.

Lundi, M. Melanson a envoyé une lettre au président du comité, le député progressiste-conservateur Stewart Fairgrieve, pour réclamer la comparution de Mme Poffenroth.

«Il faut comprendre quelles actions devront être prises au niveau opérationnel pour que les gens qui iront voter puissent le faire en toute sécurité», avance Roger Melanson.

«Est-ce que le million de dollars c’est un minimum? Est-ce qu’il y a d’autres coûts envisagés? Le gouvernement a peut-être ces réponses, mais je pense que c’est important que la directrice générale des élections vienne les expliquer aux députés et à la population.»

Les dernières élections provinciales ont coûté 12,3 millions $ au trésor public.

Le Parti libéral ne souhaite pas d’élections générales précipitées et s’est engagé à ne pas faire tomber le gouvernement minoritaire de Blaine Higgs avant le printemps.

Le premier ministre a cependant affirmé qu’il songeait à déclencher des élections avant l’hiver tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas de son scénario favori.

Les rumeurs d’élections vont bon train depuis que le Parti progressiste-conservateur a commencé à organiser plusieurs congrès à l’investiture pour le mois d’août.

Roger Melanson aimerait aussi que le comité discute des élections municipales et des élections partielles qui ont été annulées en raison de la pandémie.

Le président du comité de la procédure, des privilèges et des hauts fonctionnaires de l’Assemblée législative affirme être personnellement favorable à la comparution de Mme Poffenroth.

Stewart Fairgrieve a entamé des démarches pour connaître l’opinion des autres membres du comité sur la proposition de M. Melanson.

«À la lumière du commentaire fait récemment par la directrice générale des élections au sujet de l’escalade des coûts pendant une pandémie, c’est une question qui nous concerne tous», indique-t-il.

La sécurité du personnel des bureaux de scrutin ainsi que celle des électeurs mérite également une discussion, souligne M. Fairgrieve.

Les membres du comité pourraient aussi se pencher sur les changements législatifs qui pourraient s’avérer nécessaires pour assurer le bon déroulement des élections durant la pandémie, suggère-t-il.

Par exemple, la prolongation du vote par anticipation pourrait éviter qu’un trop grand nombre d’électeurs se présentent aux bureaux de scrutin au même moment, avance Stewart Fairgrieve.

«Au lieu d’avoir une journée de vote par anticipation, est-ce que ça aurait du sens d’avoir une semaine de vote par anticipation? Eh bien, ce n’est pas possible parce que la loi dicte le moment quand le vote par anticipation doit avoir lieu.»

Si les membres du comité parviennent rapidement à un consensus, Mme Poffenroth pourrait être appelée à témoigner d’ici deux semaines, estime M. Stewart.

Une audience en personne à l’Assemblée législative serait préférable, selon le président du comité, mais une comparution en ligne pourrait également être envisagée.