Pas de libération conditionnelle pour l’ex-conseiller municipal Donnie Snook

La Commission des libérations conditionnelles du Canada a refusé d’accorder une libération conditionnelle à Donnie Snook, cet ancien conseiller municipal de Saint-Jean condamné en 2013 à 18 ans de prison pour une multitude de crimes à caractère sexuel commis à l’endroit de jeunes garçons.

Selon le tribunal administratif fédéral, le délinquant sexuel représente un risque modéré de récidive sexuelle et un faible de délinquance en général.

La dernière mise à jour du plan correctionnel de Donnie Snook fait état de sa participation à différents programmes pour délinquants sexuels et d’une bonne conduite à l’intérieur des murs du pénitencier fédéral de la Colombie-Britannique où il est incarcéré.

Le criminel notoire a également complété différents programmes d’employabilité et a travaillé à la même prison pendant qu’il purgeait sa peine.

Malgré tout, la Commission des libérations conditionnelles du Canada juge que Donnie Snook représente toujours un risque pour la société.

«La Commission reste profondément perturbée par la nature et la gravité de vos crimes. Vous avez agressé sexuellement des enfants à travers des programmes que vous avez dirigés parce qu’ils étaient vulnérables et avaient besoin de soutien. Vous avez utilisé votre implication dans ces programmes pour avoir un accès régulier à ces jeunes garçons, gagner leur confiance et celle des familles afin de satisfaire vos désirs sexuels déviants», a écrit le tribunal dans une décision rendue le 14 juillet dernier.

Le document de huit pages, dont l’Acadie Nouvelle a obtenu copie, mentionne que Donnie Snook est en mesure d’admettre son attirance sexuelle envers les garçons âgés de 8 à 12 ans et les préjudices causés à plusieurs de ceux-ci.

Le document mentionne aussi que le conseiller municipal déchu a encore du travail à faire afin de pouvoir répondre adéquatement à certains facteurs de risque.

Donnie Snook a été arrêté le 9 janvier 2013 à son domicile de Saint-Jean par des policiers de la GRC.

L’enquête à son sujet a démontré que l’individu avantageusement connu et apprécié dans sa communauté avait durant une période de plus de 12 ans commis différents crimes à caractère sexuel, allant de la production d’images pornographiques jusqu’à des agressions sexuelles sur des garçons.