Néo-Brunswickoises et Finlandaises entrepreneures s’entraideront

Plus de 5000 kilomètres les séparent et pourtant elles sont confrontées aux mêmes défis et partagent la même passion. Aujourd’hui, grâce au projet de mentorat international W-Power, elles ont la chance de s’entraider d’un continent à l’autre.

Dans le nord de l’Europe, dans la périphérie arctique, se trouve une région qui partage plusieurs points communs avec le Nouveau-Brunswick.

C’est pourquoi Femmes en affaires NB et le Collège Communautaire du NB se sont récemment associées à une université finlandaise dans l’objectif de construire des ponts entre les femmes entrepreneures des deux régions.

Le projet, dont l’objectif consiste surtout à faciliter le partage d’outils et de solutions, a déjà pris son envol plus tôt cet hiver.

Depuis, cinq Néo-Brunswickoises ont été jumelées avec leurs homologues provenant de la Finlande, la Suède, l’Islande, l’Irlande et de l’Écosse afin de s’aider à développer et croître leur entreprise.

Similitudes

Les défis auxquels sont confrontés les Néo-Brunswickois ne sont pas aussi uniques qu’on peut le penser.

Katherine Lanteigne, la directrice de Femme en Affaires, souligne qu’elle a été étonnée de découvrir toutes les similitudes des deux régions, pourtant si éloignées.

«Que ce soit l’exode des jeunes, le vieillissement de la population, la migration de la population vers les grands centres ou la pénurie de main-d’œuvre, les femmes entrepreneures de notre province vivent les mêmes défis que celles qui se retrouvent dans la périphérie arctique», a-t-elle affirmé.

Même les conditions météorologiques de ces régions nordiques seraient très semblables à celles du Canada Atlantique.

Mme Lanteigne est convaincue que les participantes en auront beaucoup à apprendre les unes des autres.

«Le but est vraiment de mettre à l’avant des modèles féminins qui réussissent en région rurale pour démontrer que c’est possible. C’est aussi de développer des partenariats afin d’échanger des meilleures pratiques et puis de jumeler les femmes avec d’autres entrepreneures de la même industrie.»

Opportunités pour les étudiants

Les étudiants en administration des affaires tireront aussi leur épingle du jeu.

Pierre Zundel, le président-directeur général du CCNB, a annoncé mardi que ces derniers auront aussi l’occasion de collaborer avec les femmes d’affaires de la province sur des projets concrets.

«Nos étudiants sont gagnants dans le sens qu’ils ont l’occasion de travailler sur de vrais projets, avec de vraies leaders dans l’industrie. C’est motivant pour eux car ils peuvent voir le fruit de leur travail»

M. Zundel estime que le projet sera bénéfique autant pour les étudiants que les entrepreneurs… et même pour les enseignants.

«Ce genre de projet créer une ouverture d’esprit parce qu’on voit des choses faites différemment et on se dit “pourquoi on ne pourrait pas faire comme cela nous aussi?” Il y a souvent de beaux échanges qui se font au niveau pédagogique, mais aussi au sein des projets comme tels. C’est vraiment une situation gagnante-gagnante.»

Yvette Bérubé, enseignante en affaires au CCNB, campus de Bathurst, maintient que le projet sera très enrichissant pour ses étudiants.

«Étant dans une région peu peuplée et confrontée à plusieurs défis, les étudiants peuvent, grâce à ce genre de projet, voir que nous ne sommes pas seuls. On peut aussi partager les bons coups de ces pays et ces femmes qui vivent les mêmes situations.»

Mme Bérubé a déjà commencé à jumeler ses étudiants à des entrepreneurs locaux dans le cadre de cette initiative.

Elle souligne que ce n’est qu’un début et espère pouvoir collaborer avec des entrepreneurs outre-mer dans le futur.