DERNIÈRE HEURE: Le Parti libéral rejette l’offre du premier ministre Higgs.

Le Nouveau-Brunswick est peut-être sur le point de tomber en campagne électorale. Le Parti libéral rejette l’ultimatum du gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs.

L’offre de M. Higgs est «totalement inacceptable» selon le chef libéral Kevin Vickers. Le premier ministre Blaine Higgs voulait museler l’opposition, dit-il.

«Ces négociations avec un fusil sur la tempe étaient totalement inacceptables», ajoute-t-il.

Le progressiste-conservateur Blaine Higgs – minoritaire à l’Assemblée législative – souhaite signer une entente avec les trois autres partis d’opposition afin de le maintenir au pouvoir jusqu’à l’automne 2022 ou d’ici la fin de la pandémie. Sinon, il menace de déclencher des élections provinciales rapidement.

Les négociations ont débuté mercredi. Blaine Higgs tenait mordicus à ce qu’une entente soit conclue vendredi, précise Kevin Vickers.

Toujours selon M. Vickers, M. Higgs voulait aussi procéder rapidement à une réforme municipale et une réforme de l’arbitrage exécutoire.

«Tout ça, c’est important, mais ça doit se faire selon le cours normal à l’Assemblée», indique le chef libéral.

«C’est le rôle de l’opposition officielle de protéger notre démocratie. Nous devons protéger les droits de tous, y compris les droits linguistiques.»

Le Nouveau-Brunswick pourrait bientôt se retrouver en campagne électorale.

«Une seule personne peut déclencher des élections et c’est le premier ministre Higgs», insiste M. Vickers à ce sujet.

«C’est complètement irresponsable d’avoir des élections au milieu d’une pandémie. On ne peut pas jouer aux dés avec la santé et la sécurité des gens.»

M. Vickers accuse par ailleurs le Parti vert de parler des deux côtés de la bouche en continuant de négocier avec Blaine Higgs tout en promettant de ne pas lui signer un chèque en blanc.

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