Campbellton veut limiter la prolifération de stationnements dans son centre-ville

La Ville de Campbellton ne veut plus voir pousser de stationnement à l’intérieur de son centre-ville.

Dû moins jusqu’à l’arrivée d’un nouveau plan d’aménagement ou – au minimum – jusqu’à la rédaction d’une étude démontrant les besoins réels sur ou près des principales artères municipales.

Lundi soir, le conseil a procédé à la lecture d’une résolution visant à modifier un arrêté de zonage portant sur l’utilisation faite de certains lots dont les bâtiments ont été détruits par le feu ou démolis. La Ville tient en effet à éviter que ces terrains vagues soient dorénavant utilisés ou convertis en aires de stationnement. En somme, une forme de moratoire.

Celle-ci dit en effet avoir eu à composer dernièrement avec des situations où des commerces et des immeubles disparaissent et que les terrains sont cédés pour être transformés en terrain de stationnement. Une réalité qui est loin d’aider aux efforts de revitalisation et d’embellissement du centre-ville.

«Si nous voulons un centre-ville vivant et attirant, nous devons cesser de créer des zones mortes parce que cela nuit à la fluidité piétonnière. C’est important de trouver le juste équilibre entre avoir le bon nombre de stationnements et un centre-ville invitant», indique la directrice générale de la Ville Manon Cloutier, notant que la solution prise pour l’instant en est une temporaire.

En somme, la Ville veut éviter que son centre-ville ait l’air d’un immense terrain de stationnement. On préférerait voir des commerces venir s’y implanter.

«Ainsi, si quelqu’un venait qu’à acheter un bâtiment et qu’il avait l’intention de le démolir afin de créer du stationnement supplémentaire pour son propre commerce, ça ne fonctionnerait pas», souligne la mairesse de l’endroit, Stéphanie Anglehart-Paulin.

Cette dernière soutient que la Ville doit également étudier la quantité de stationnements dont elle a réellement besoin dans son centre-ville.

«Est-ce que nous avons suffisamment de stationnements en ce moment, on ne le sait pas et c’est pourquoi nous devons nous pencher sur la question. Mais en attendant les réponses, cet arrêté va geler la création de nouveaux espaces du genre pour au moins les deux prochaines années. Cela va empêcher que l’on démolisse des bâtisses typiquement dans cet objectif», mentionne la mairesse.

Les deux premières lectures de l’arrêté ont eu lieu lundi. Les objections seront entendues le 13 octobre prochain.