Malgré un été difficile, la cueillettes des pommes s’annonce prometteuse

Qui dit automne dit veste en laine, feuillage coloré, concours de citrouilles et bien sûr… cueillette de pommes. À quelques semaines de la saison des récoltes, les Néo-Brunswickois sont déjà au rendez-vous dans les vergers de la province. Malgré un été difficile, les cueillettes s’annoncent prometteuses.

Après un été sec, c’est un temps frais qui s’est installé dès la fin août cette année au Nouveau-Brunswick

Si la saison estivale n’a pas dit son dernier mot, bon nombre semblent déjà prêts à renouer avec les coutumes automnales.

«Je pense que les gens se cherchent des activités à faire entre amie et en famille. Surtout qu’ils ne sont pas autant sortis, cet été» a témoigné Joanie Benoit, du Verger Haut Tilley Road, près de Saint-Isidore.

Si le confinement a incité des amateurs de pommes à sortir leurs paniers, le temps doux et ensoleillé des derniers week-ends n’a certainement pas nui à l’entreprise familiale non plus.

Ouvert à l’autocueillette depuis le 29 août, le verger aurait déjà accueilli plusieurs amateurs de pommes et de pommettes depuis.

«Je pense que les gens se passent le mot. Depuis qu’on a ouvert (en 2017), on accueille de plus en plus de nouveaux clients.»

Le verger de la famille Benoit est le seul dans la péninsule Acadienne.

Grâce à sa promotion, la jeune femme estime que les plaisirs de l’activité automnale ont pu être répandus.

Cette dernière ne cache pas que la grave sécheresse qui a sévi en Acadie plus tôt cet été a bousillé certaines récoltes, dont celles de fraises et de framboises.

Les pommes, rassure-t-elle, sont toutefois en bonnes conditions.

Du côté du Verger Belliveau, à Memramcook, l’autocueillette ne faisait que reprendre vendredi.

Malgré la température grisâtre, les premiers visiteurs étaient tout de même au rendez-vous.

Robert Bourgeois, le propriétaire, s’est dit agréablement surpris par la qualité des pommes, vu les circonstances.

«C’est sur que ce n’est pas notre meilleure saison à cause de la sécheresse», a-t-il reconnu. «Mais vraiment en général, les pommes sont de bonnes grosseurs et sont sucrées.»

Certaines variétés ont été touchées plus durement que d’autres, a ajouté le pomiculteur.

Contrairement à la Gala, la Cortland et la Honeycrisp (les deux sortes les plus populaires à l’autocueillette) auraient heureusement été épargnées.

Au verger Goguen, à Cognage, l’autocueillette n’avait pas encore débuté au moment d’écrire ses lignes, mais devrait reprendre pour la saison 2020 dès samedi.

Un porte-parole a aussi indiqué que les pommiers se portaient «assez bien» , malgré le manque de pluie subi en juin.