Élections 2020: le sondage Léger/Acadie Nouvelle a été le plus précis 

De tous les enquêtes d’opinion publiques effectuées pendant la campagne électorale néo-brunswickoise, c’est le sondage Léger/Acadie Nouvelle qui s’est avéré le plus précis.

Selon Canada338, le sondage Léger mené à la fin août pour le compte de l’Acadie Nouvelle a prédit avec le plus de justesse les résultats du 14 septembre.

Ce site web spécialisé lui a accordé un meilleur score que les enquêtes réalisées par Mainstreet Research, EKOS, Oraclepoll Research, Narrative Research et MQO Research.

«Une fois de plus, Léger a été la firme avec les données les plus proches des résultats réels pour tous les partis sauf le NPD», affirme le fondateur de Canada338, Philippe J Fournier, dans une analyse publiée sur le site de Maclean’s.

Ce succès s’explique par plusieurs choses, selon le président et fondateur de Léger, Jean-Marc Léger. La qualité du panel en ligne dont il se sert pour sonder les électeurs est du nombre.

«On a investi des millions de dollars dans un panel internet à travers le Canada. Et le taux de réponse est nettement supérieur. […] On appelle ça l’effet miroir. C’est comme dans les médias sociaux, les gens disent tout ce qui leur passe par la tête par internet», dit-il.

Selon lui, les répondants donnent de meilleures réponses que lorsqu’ils parlent pas à un intervieweur au téléphone puisqu’ils peuvent se prononcer sans filtre, sans crainte de décevoir la personne à l’autre bout du fil.

«À partir du moment où tu as calibré la qualité de l’échantillon, la qualité de la réponse est nettement supérieure sur internet. Le niveau d’indécis est plus faible, le taux de participation est plus élevé et les gens répondent quand ils le veulent. Ils ne se font pas interrompre pendant leur repas, à 18h. D’ailleurs, dans nos sondages, il y a 5% des gens qui répondent la nuit.»

Jean-Marc Léger explique que son équipe a aussi tenté d’identifier les gens qui allaient voter le 14 septembre au Nouveau-Brunswick. Cela a amélioré la qualité de l’échantillon.

«Il y a une question forte que l’on pose: à quel moment est l’élection? Si quelqu’un n’est pas capable de nous dire que c’est le lundi 14 septembre, c’est qu’il n’ira pas voter. On a des questions qui sont des balises pour être capable d’identifier (les gens qui vont aller voter).»

Jean-Marc Léger note que les intentions de vote ont très peu évolué au cours de la campagne en raison de la pandémie. La COVID-19 a en effet changé la course et empêché toutes sortes de choses, comme la tenue de grands rassemblements.

«C’est une campagne qui était plus stable que les autres. […] Il y a un vieux dicton en politique: on n’imprime rien sur une feuille qui tremble. L’électeur, il tremble à cause de la pandémie. C’est difficile de le convaincre de faire autrement, il va voter pour la stabilité.»

Il fait d’ailleurs savoir que la firme Léger – qui a des bureaux dans plusieurs grandes villes canadiennes – va bientôt brasser plus d’affaires chez nous.

«On va embaucher un directeur de recherche du Nouveau-Brunswick. Je suis un Acadien de descendance, ça fait longtemps que je veux m’établir là. On est la recherche d’un directeur de recherche au Nouveau-Brunswick. On s’en vient.»