Le DSFNE veut connaître l’impact de la pandémie sur la santé mentale de ses jeunes

La rentrée scolaire provoque toujours de l’angoisse chez les jeunes et leurs parents, mais l’ajout des mesures sanitaires dans les écoles de la province soulève d’autres préoccupations entourant la santé mentale. Le District scolaire francophone Nord-Est a bientôt l’intention de sonder les élèves pour mieux comprendre comment ils s’adaptent à cette situation inhabituelle.

Dans l’ensemble, la rentrée scolaire s’est bien déroulée, dit Ghislaine Foulem, présidente du conseil d’éducation du DSFNE, mais au cours des dernières semaines, plusieurs parents ont exprimé leurs inquiétudes concernant l’impact des mesures sanitaires sur la santé mentale de leurs enfants.

Le conseil d’éducation du DSFNE partage ces préoccupations.

«Oui, nous sommes préoccupés, car toutes les consignes et ces changements, au bout de la ligne, ce sont les jeunes qui doivent composer avec la situation», indique Mme Foulem.

D’ici quelques semaines, le district a l’intention de sonder les élèves afin de mieux comprendre comment ils vivent cette situation.

«Jusqu’à tout récemment, les gens ont exprimé des préoccupations par rapport à ce qui allait être mis en place, maintenant, les mesures sont en place et en opération. Quel sera l’impact sur nos jeunes et leur santé mentale? Je pense que c’est important qu’on essaie de comprendre comment ils se sentent là-dedans. Le portrait ne sera peut-être pas complet, mais ça peut nous donner de bons indices.»

Le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance a émis ses directives dans son plan de retour en classe. Les 294 écoles de la province ont dû élaborer un plan opérationnel en tenant compte des directives du ministère ainsi que celles de la Santé publique.

Par ailleurs, au DSFNE, on rappelle qu’aucune décision n’a été improvisée. Les directives du gouvernement pourraient changer en cours de route à mesure que de nouveaux renseignements sont disponibles sur la COVID-19.

«Si on veut adopter des mesures pour améliorer le mieux-être de nos jeunes, je pense que c’est en sachant où sont les problèmes et où ils sont à l’aise. Il est possible que des mesures fassent leur affaire, mais ils pourraient aussi suggérer des façons de faire. En ce moment, c’est nouveau, mais dans un mois, est-ce que ce sera pareil? Les jeunes sont forcés d’avoir des contraintes sociales auxquelles ils ne sont pas habitués. C’est comme nous, les adultes, on vit des restrictions aussi depuis mars, mais ça ne veut pas dire que ça n’a pas de l’impact sur nous et que ça ne nous fatigue pas.»

Mme Foulem salue la résilience et la capacité d’adaptation des jeunes. Bien que la pandémie demande de grands ajustements, les mesures valent la peine d’être suivies pour le bien-être de la communauté, croit-elle.

«Dans la Péninsule acadienne par exemple, il n’y a pas eu de cas. Ce serait le fun qu’il n’en ait pas. Ça veut dire qu’il y a des sacrifices à faire. On peut responsabiliser nos jeunes et les impliquer là-dedans, comme un engagement citoyen.»

Malgré les préoccupations, seulement 12 élèves sur quelque 9000 du DSFNE sont présentement scolarisés entièrement à domicile.