Après 10 ans d’inaction, les activités ont repris aux installations de l’ancienne pépinière de Madran.

Les premières variétés de légumes ont commencé à pousser dans les serres de la nouvelle entreprise qui porte le nom de Serres Max Produce.

Situé à une trentaine de kilomètres au nord de Bathurst, l’endroit abrite 18 serres réparties dans des installations d’une superficie de production de plus de 68 000 pieds carrés.

Pour l’instant, quatre serres sont utilisées par la nouvelle entreprise qui a entamé la production de huit variétés de légumes, dont de la laitue, des tomates, des concombres, du chou Kale, des fèves, des pois et des épinards.

D’autres variétés de légumes pourraient s’ajouter à la liste, selon la demande du marché.

La capacité de production de Serres Max Produce est de 16 millions de plants par année, rien de moins.

Cette capacité pourrait être aisément doublée grâce à une production effectuée en deux étages.

L’entreprise vise à approvisionner en légumes frais les centres hospitaliers, les écoles, les foyers de soins, les épiceries, les marchés de légumes ainsi que les restaurants.

La vente au comptoir devrait aussi être offerte dans un avenir rapproché.

La reprise des activités dans les serres a nécessité plusieurs mois de travail de préparation et d’importants travaux visant à doter les installations de systèmes électriques, de plomberie, de chauffage et de ventilation adéquats.

«Aujourd’hui est un grand jour, non seulement pour nous, mais pour toute la communauté du Nord-Est du Nouveau-Brunswick. Nous nous dirigeons vers un nouveau modèle d’accès à des légumes frais produits localement à longueur d’année et une nouvelle expérience de consommation», a affirmé Jacques Ouellette, le président et gérant de projet de Serres Max Produce.

L’entreprise n’a pas encore entamé une production à grande échelle. Le prochain hiver sera révélateur pour celle-ci, alors que l’on procèdera à une évaluation des coûts d’opération.

«Cela permettra d’évaluer la pertinence de développer ou non des serres communautaires, et si oui à quel coût pour les utilisateurs. Il faut aussi savoir s’il y a un intérêt de la part de la population», a indiqué Jacques Ouellette lors de l’ouverture officielle des serres effectuée lundi soir.

«Ce projet de serres peut aider à contrer le phénomène de l’insécurité alimentaire qui touche beaucoup de familles au Nouveau-Brunswick», a souligné pour sa part Jennifer Pitre, du Réseau d’inclusion communautaire Chaleur.

Cinq travailleurs sont actuellement à l’emploi de Serres Max Produce, un nombre qui devrait croître rapidement selon Jacques Ouellette.

«Le nombre d’employés va varier selon la demande et les saisons», a-t-il affirmé.

La nouvelle entreprise a profité de l’occasion pour lancer un appel à la population. Serres Max Produce espère ainsi récolter toutes les feuilles mortes des résidents de la région afin de les utiliser comme engrais et d’apporter des éléments fertilisants au sol.

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