En rémission d’un cancer, Nathalie Rousselle participe à la Course à la vie CIBC

À 38 ans, on se croit encore jeune et en bonne santé. Donc, lorsque Nathalie Rousselle a découvert une masse au sein, la femme de Néguac ne s’imaginait pas être touchée par un cancer.

Mme Rousselle, aujourd’hui âgée de 43 ans, est une des marcheuses de la trentaine de personnes qui ont participé à la Course à la vie CIBC, version COVID-19, dimanche après-midi, à Néguac.

Normalement, l’événement se déroule à Miramichi, mais en raison de la pandémie, la Société canadienne du cancer suggérait aux équipes de faire une marche de 5 kilomètres dans leur communauté. L’objectif est de soutenir la cause du cancer du sein.

«Ç’a été un choc. Premièrement, j’ai fait la découverte moi-même. À 38 ans, on ne pense pas nécessairement à ça, mais j’ai toujours été consciente de la possibilité, car ma grand-mère avait été touchée par un cancer du sein et on dit toujours que ça saute une génération. Quand j’ai ressenti la masse, je me suis dit qu’elle était bénigne, comme j’en avais déjà eu auparavant. J’ai attendu un mois et demi avant de consulter un médecin.»

La nouvelle a été difficile à accepter, dit Nathalie Rousselle.

Ayant perdu son père en raison d’un cancer, quelques années auparavant, elle craignait de partager la nouvelle avec ses deux enfants.

«Comme mon père est décédé d’un cancer, pour mes enfants, un cancer voulait dire la mort. Je voulais attendre d’avoir un peu plus d’information avant de l’annoncer. Pour moi, ç’a été la partie la plus difficile.»

Mme Rousselle se compte parmi les chanceuses. Aucune mastectomie n’a été nécessaire après quatre mois de traitement de chimio et six semaines de traitement de radiation.

«Cette partie a aussi été difficile, car j’ai été séparée de ma famille pendant six semaines, puisque les traitements se donnent à Moncton et, en plus, c’était durant la période du verglas.»

Aujourd’hui, la survivante va beaucoup mieux. Elle est toujours en rémission et les suivis se poursuivent avec l’oncologue. Elle veut maintenant croquer la vie à pleines dents.

«Je suis contente d’être une survivante. Pour moi, je mets ça dans le passé. Je vois la vie différemment. Après mon diagnostic, j’ai fait
des changements dans ma vie. La vie est trop belle et trop courte pour la vivre stressée et malheureuse.»