Edmundston: 60% moins de visiteurs au Parc provincial de la République

Après le parc Sugarloaf, c’est le Parc provincial de la République qui a connu la plus grande baisse d’achalandage cette année: 60% des visiteurs ont manqué à l’appel. Néanmoins, le directeur des parcs et attractions dresse un bilan assez positif des derniers mois.

Allen Bard ne s’inquiète pas pour l’avenir du «petit bijou» qu’il appelle le Parc de la République.

S’il a été particulièrement affecté par l’absence de touristes québécois cette année, il souligne qu’il s’est tout de même très bien débrouillé pour plaire aux Néo-Brunswickois.

«Les gens de la région ont vraiment redécouvert le parc, dont le Jardin botanique qui en fait partie. Ensemble, ils ont vraiment atteint de bons chiffres au niveau local, mais aussi au niveau régional.»

Selon les données du ministère du Tourisme, Patrimoine et Culture, 80% des campeurs qui ont visité le parc cette année étaient de la région du Madawaska.

«Les gens ont vraiment aimé les nouvelles tentes-chalets. Ils ont été beaucoup utilisés par les campeurs locaux et je suis content parce que ça leur a donné l’occasion de découvrir ce qu’il y avait dans le parc.»

Environ 19% provenaient d’ailleurs au Nouveau-Brunswick et seulement 2% d’autres provinces dans la bulle Atlantique.

Selon M. Bard, bon nombre d’entres eux auraient visité le Parc de la République pour la première fois cet été et seront encore plus nombreux à le faire, pandémie ou non, l’an prochain.

Le bouche-à-oreille, l’engouement pour la nature engendré par le confinement et les stratégies de marketing adaptées contribueront notamment à augmenter l’achalandage, a-t-il précisé.

«Les gens ont aussi eu l’occasion de voir comment nos parcs fonctionnent au niveau des plans opérationnels pour le COVID-19, donc je crois qu’ils se sentiront encore plus en sécurité.»

Comprendre les tendances

Au Nouveau-Brunswick, les parcs provinciaux Murray Beach et Parlee Beach ont aussi accueilli 28 et 38% de visiteurs en moins comparativement à l’an dernier.

Le seul à avoir connu une légère hausse (+9%) est celui du Mont-Carleton.

En vue de l’an prochain, le directeur des parcs et attractions souligne que les statistiques seront réévaluées afin d’essayer de mieux comprendre les tendances de voyages en temps de pandémie.

«C’était difficile pour nous de savoir comment les gens voyageaient cet été, mais si la COVID-19 est encore ici l’an prochain, nous aurons une meilleure idée et nous pourrons cibler des groupes en particulier avec notre marketing.»