La bulle atlantique n’ouvrira pas de sitôt

La bulle atlantique ne s’ouvrira pas au reste du Canada « de sitôt » étant donné la résurgence des cas de COVID-19 dans certaines régions du pays, a déclaré le premier ministre de la Nouvelle-Écosse.

Stephen McNeil n’a pas offert d’échéancier précis lors d’une séance d’information, mardi, mais il a indiqué qu’aucune réouverture n’était prévue.

M. McNeil, se disant préoccupé par ce qui se passe ailleurs au pays, a indiqué que ce n’était pas une avenue envisagée à court terme.

Le premier ministre remercié les citoyens d’avoir aidé la province à maintenir un faible nombre de cas.

La Nouvelle-Écosse compte actuellement trois cas actifs de COVID-19.

M. McNeil a souligné qu’il était difficile de reprendre le contrôle de la situation lorsque le nombre de cas explose.

« Nous ne voulons pas que cela se produise ici et si vous pensez que ce n’est pas possible, détrompez-vous », a-t-il déclaré.

Le succès des provinces

Les ordonnances d’isolement strictes mises en ?uvre dans les quatre provinces de l’Atlantique sont reconnues par les experts comme étant la recette de leur succès pour freiner la transmission communautaire du virus.

Le docteur Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, a souligné que la situation actuelle dans des provinces comme le Québec et l’Ontario démontrait la nécessité de ne pas se montrer complaisants et de conserver les mesures à la frontière obligeant les visiteurs de l’extérieur à s’isoler pendant deux semaines.

Le docteur Strang a affirmé que les restrictions aux frontières demeuraient importantes.

« Nous avons vu la valeur de cela au cours des derniers mois. La plupart de nos cas ont été isolés et grâce à cela, nous avons eu une propagation minimale de ces cas », a-t-il expliqué.

Si de nombreuses entreprises souffrent en raison de ces mesures, elles doivent comprendre qu’elles « font partie d’un plus gros morceau » dans la lutte contre la propagation du virus, a-t-il ajouté.

Gare à la « fatigue du masque »

Le docteur Strang a également mis en garde les Néo-Écossais contre ce qu’il a qualifié de « fatigue du masque » dans un contexte où le nombre d’infections demeure bas.

Il a encouragé les citoyens à « regarder autour d’eux ».

« Regardez l’Ontario, regardez Toronto, Ottawa, Montréal au Québec. Nous ne voulons pas être là », a-t-il soutenu. « Une fois que vous avez la COVID largement répandue, il est très difficile d’arrêter la propagation. Vous ne pouvez pas remettre le génie dans la bouteille. »

Mardi également, M. McNeil a annoncé que sa province augmenterait sa capacité de tester afin de dépister les personnes présentant des symptômes le plus rapidement possible avant la saison de la grippe et une éventuelle deuxième vague de la COVID-19.

Selon le plan du gouvernement, le laboratoire principal d’Halifax augmenterait sa capacité pour passer de 1500 tests par jour comme c’est le cas actuellement à 2500 tests par jour à la mi-novembre.

De l’équipement serait également ajouté à un laboratoire de Sydney au début de novembre afin que les tests au Cap-Breton y soient traités au lieu qu’ils soient envoyés à Halifax.