Éclosion à Moncton: le CHU Dumont suspend les visites et réduit ses services

Le Réseau de santé Vitalité a annoncé, mercredi midi, que le Centre hospitalier universitaire (CHU) Dr-Georges-L.-Dumont passe à un niveau d’alerte supérieur en raison de la présence d’une éclosion de COVID-19 dans un foyer de soins spéciaux à Moncton.Deux des résidents y ont été hospitalisés.

Le Réseau a notamment annoncé la réduction temporaire de certains services ainsi que l’interdiction des visites dans l’ensemble de l’établissement hospitalier.

Selon le président-directeur général Gilles Lanteigne, ces mesures doivent être mise en place sans tarder.

«Nous devons avoir la marge de manœuvre nécessaire pour être prêts à faire face à toute éventualité dans le contexte où nous avons une éclosion de la COVID-19 à Moncton» a-t-il souligner.

Ainsi, les chirurgies non urgentes (électives) ainsi que certains services ambulatoires seront réduits temporairement.

Le Réseau assure qu’il communiquera avec les patients qui sont touchés par ces mesures.

Les visites sont également interdites dans tout l’hôpital, sauf pour certaines exceptions (notamment en obstétrique, en pédiatrie et aux soins palliatifs).

L’établissement est prêt à l’éventualité d’une augmentation rapide des cas dans la région?

«C’est là-dessus qu’on travaille depuis je dirais 24 heures, répond le PDG. Le défi qu’on avait, c’est qu’on était rendus à un haut taux d’occupation. On était à 97 ou 98. Aujourd’hui, on est en train de regarder à toutes les activités, les activités ambulatoires, les chirurgies non urgentes, et essayer de transférer les personnes qui ont reçu leur congé médical mais qui attendent une place en foyer – on est en train d’évaluer pour récupérer certaines unités.»

Gilles Lanteigne ajoute que l’arrêt de services dits “compressibles”, comme la clinique des infirmières praticiennes du Grand Moncton, permettra de réaffecter plusieurs travailleurs de la santé à la gestion de la crise, notamment pour le dépistage et le contrôle des entrées.

La réorganisation des soins se fait à vive allure.

«Donc on avait un haut volume, mais comme on a fait une bonne évaluation de la situation et qu’on savait comment se préparer, on est en train de faire une mise en oeuvre…[…] On se prépare rapidement», lance-t-il.

«On a prévu toutes les éventualités. […] On va être prêts, mais est-ce qu’il faut pédaler entre temps et est-ce qu’on pédale depuis hier soir? Je vous garantis que oui.»

  • Avec la collaboration du journaliste Alexandre Boudreau