Restrictions liées à la COVID-19: le PQ dénonce les mesures du Nouveau-Brunswick

La Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine en ont ras le bol des restrictions à la circulation imposées par le Nouveau-Brunswick en raison de la COVID-19.

La province de l’Atlantique interdit aux Québécois d’entrer sur son territoire sauf pour transiter directement, sans s’arrêter, vers les Îles-de-la-Madeleine, mais cela provoque des situations absurdes voire dangereuses, qu’ont dénoncées des élus péquistes mercredi.

Par exemple, un couple de Terrebonne qui a eu une collision avec un orignal au Nouveau-Brunswick, en route vers les Îles-de-la-Madeleine, a été laissé à l’abandon sur le bord de la route par les policiers qui ne pouvaient les laisser monter à bord.

Ou encore, des barrages policiers de la Sûreté du Québec empêchent des Gaspésiens de se rendre faire leurs courses à Pointe-à-la-Croix parce que cette municipalité québécoise a été intégrée dans la « bulle Atlantique »: des Néo-Brunswickois peuvent traverser faire leurs emplettes, mais pas des Québécois. Et les Gaspésiens doivent se diriger loin de chez eux, à Nouvelle, qui est désormais une « zone rouge ».

Le Parti québécois (PQ) accuse le gouvernement caquiste d’avoir abdiqué ses responsabilités devant le gouvernement de Blaine Higgs.

« On bafoue notre souveraineté territoriale, a dénoncé le député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy. Est-ce que la ministre de la Sécurité publique va ordonner immédiatement la levée du barrage à Pointe-à-la-Croix? »

De leur côté, les caquistes font valoir que c’est le maire de Pointe-à-la-Croix qui avait demandé d’être intégré à la « bulle Atlantique », mais qu’il a changé d’idée finalement.

« Si on doit faire des modifications, lever la bulle, on va le faire, a dit la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. Mais il faut quand même s’assurer de préserver les services essentiels et les allées et venues de gens qui doivent se déplacer de manière essentielle d’une province à l’autre. »