Une deuxième vie pour l’ancienne caisse populaire d’Inkerman

L’ancienne caisse populaire d’Inkerman aura bientôt une nouvelle vocation. Un groupe de citoyens de la région a récemment formé une nouvelle coopérative dans le but d’offrir des soins de santé de proximité à la population.

Le comité Coopérative carrefour santé communautaire Inkerman est incorporé depuis peu. Bien que deux médecins de famille aient manifesté de l’intérêt pour le projet, l’objectif n’est pas d’ouvrir une simple clinique médicale, dit Brigitte Arseneau Mazerolle, présidente de la coopérative.

«Avec deux médecins, nous pourrions être portés à croire que ce sera une clinique ordinaire, mais on veut vraiment offrir des soins de proximité et traiter la santé de façon globale. Ça veut dire qu’on parle de santé mentale, de dépendances, du mieux-être et ainsi de suite. En bref, on se veut un lieu de proximité pour une population vieillissante et on veut rendre la communauté attrayante pour les familles des environs.»

Le projet ne concerne pas uniquement Inkerman. Des représentants des communautés avoisinantes d’Évangéline et de Pokemouche l’appuient également.

«Shippagan, Tracadie et Caraquet ne sont pas très loin d’Inkerman, mais malheureusement, les gens de notre communauté n’ont pas tous accès à des voitures ou un moyen pour se déplacer.»

L’ancienne caisse populaire d’Inkerman est fermée depuis 2019. Uni coopération financière, propriétaire actuel du bâtiment, a accepté de le transférer pour la somme symbolique de 1$. Le transfert de propriété devrait avoir lieu en janvier 2021.

Selon Brigitte Arseneau Mazerolle, la formule coopérative a été choisie, car les valeurs de la coopération se rapprochent de celles du projet.

«Nous aurions pu envisager une autre formule, mais on se veut un collectif communautaire. Les valeurs du mouvement coopératif nous rejoignent, surtout au niveau de la transparence et de la gouvernance. Comme coopérative, on veut que le projet soit construit et géré par les gens de la communauté.»

Il reste encore des étapes à franchir avant que le tout soit concrétisé. Une campagne de financement sera lancée plus tard cet automne pour soutenir le projet.

«Comme comité, on travaille sur ce projet de façon active. Les gens sont très engagés dans sa réalisation. Ce n’est pas seulement quelque chose qui se trouve sur papier. Il y a des gens qui y croient.»