Femmes autochtones disparues et assassinées: Pabineau se souvient

Une soixantaine de personnes ont participé vendredi soir dans la Première Nation de Pabineau à un rassemblement organisé à la mémoire des femmes autochtones disparues et assassinées.

«Nous avons perdu beaucoup de femmes et de filles autochtones dans nos communautés. Cette vigile est importante afin d’honorer leur esprit , a indiqué le chef Terry Richardson à l’issue de la cérémonie tenue dans la communauté micmaque qui se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud de Bathurst.

Les noms de Chantel Moore, Rodney Levi et de Joyce Echaquan, trois autochtones décédés plus tôt cette année dans des circonstances troublantes, ont souvent été prononcés à l’intérieur de la salle du conseil de bande où se déroulait le rassemblement.

Une minute de silence a d’ailleurs été observée dans l’obscurité à la mémoire de ces trois victimes – dont l’histoire a fait le tour du pays – et des centaines de femmes autochtones disparues et assassinées dont les noms n’ont quant à eux jamais fait les manchettes.

«Les choses ne vont pas mieux. Il est temps de se tenir debout et de dire assez c’est assez», a déclaré Terry Richardson, devant les participants réunis.

«Une vigile comme celle-là permet toujours d’en apprendre un peu plus sur l’histoire des autochtones. La GRC, les autochtones, les gouvernements et les communautés voisines doivent travailler ensemble et connaître cette histoire afin de faire bouger les choses», a ajouté de chef de la communauté qui compte 370 citoyens.

Révélées en juin 2019, les conclusions de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles disparues et assassinées révélaient  entre autres que les femmes et les filles autochtones représentent près de 25% des victimes féminines d’homicide.

Certaines données du rapport de 1200 pages démontraient également que les femmes et les filles autochtones sont douze fois plus susceptibles d’être victimes de violence que les femmes non autochtones au pays.