Shediac s’occupera de construire son prochain hôtel de ville

Claire Lanteigne
Initiative de journalisme local – APF – Atlantique

Le conseil municipal de Shédiac a décidé de mettre fin aux négociations avec le développeur LRL Property Investments Inc. concernant la construction d’un nouvel hôtel de ville.

Lors d’une récente réunion extraordinaire du conseil, la mairesse suppléante Patricia Bourque-Chevarie a présenté le rapport du comité de négociations de l’hôtel de ville.

«Le comité pense que c’est le temps approprié d’investir dans un bel édifice pour les citoyens et citoyennes, a-t-elle dit. Nous pensons que c’est à notre avantage de cesser les négociations et d’aller de l’avant afin d’entreprendre le projet d’appartenir notre propre hôtel de ville avec un espace pour la bibliothèque ou peut-être avec l’option d’avoir la bibliothèque ailleurs.»

Un comptable a présenté le comparatif entre la construction d’un nouvel édifice ou la location d’un espace.
«Il y a des points à considérer dans les deux options, a ajouté Madame Bourque-Chevarie. La location peut coûter moins cher par mois et avoir moins d’effets sur le fonds de roulement. Mais les frais de location peuvent être augmentés et au bout de 20 ans, nous n’avons rien.»

Pour le comité, l’option de construire est un investissement dans la ville, puisque la municipalité peut commencer à payer l’hypothèque de son propre édifice et, après 20 ans, le prêt est remboursé. La Ville est en meilleure position financière qu’il y a 20 ans, lorsqu’on avait décidé de louer. Les coûts entre louer ou bâtir représentent une différence de 1,9% du budget de la Ville.

Le conseil a donc mandaté l’administration d’étudier trois options: acheter l’édifice actuel et l’aménager aux standards requis; bâtir l’hôtel de ville et la bibliothèque publique sur un terrain appartenant à la municipalité, à l’angle des rues Main et Victoria; bâtir seulement l’hôtel de ville et de louer des espaces ailleurs pour la bibliothèque.

Patricia Bourque-Chevarie, mairesse suppléante et membre du Comité de négociations de l’hôtel de ville. – Gracieuseté

Le conseil veut aussi avoir un échéancier sur les prochaines étapes et espère que la construction puisse débuter au printemps.

Si l’option d’acheter l’édifice actuel est choisie, on examinera ce qui sera nécessaire pour répondre aux besoins et on déterminera ce qu’il adviendra des étages vides.

Il faudra ensuite faire la demande de soumissions et choisir un contracteur.

«Nous voulons être fiers de notre hôtel de ville, mentionne Patricia Bourque-Chevarie, il faut avoir un bel édifice iconique qui reflète notre image.»

Un processus assez long

La Ville avait tout d’abord émis une demande d’intérêt pour le projet en décembre 2019. À la suite de l’intérêt démontré, une demande de propositions a été soumise au secteur privé pour accueillir le futur hôtel de ville et la Bibliothèque publique de Shediac.

Trois propositions ont été reçues, soit celle de Fundy Capital Management Inc. (actuel hôtel de ville); Group 324 Main et LRL Property Investments.

Le comité de l’hôtel de ville est formé du maire, des conseillers Patricia Bourque-Chevarie, Raymond Cormier, Gilles Brine et Jean-Claude Bertin, de Gilles Belleau (directeur général) et Marc Cormier et du consultant expert de la firme Design Plus, Christian Hébert. Il a tenu trois rencontres pour analyser et évaluer les trois propositions.

Le conseil municipal a accepté la recommandation du comité, soit d’entreprendre des négociations avec la firme LRL Property Investments, afin de conclure une entente pour accueillir les futurs bureaux de la Ville et de la Bibliothèque publique de Shediac.

La décision a été prise de mener une analyse des coûts liés à la construction du nouvel hôtel de ville, de l’investissement requis du conseil et de la Ville de Shediac selon des prévisions étalées sur une période de 20 ans. Ce rapport sera présenté au conseil.

En plus de la conseillère Bourque-Chevarie, le comité de négociations qui a donné son rapport final mardi dernier est formé de Germaine Gallant, Gilles Belleau, Réjean Godin, Christian Hébert, ainsi que du maire Roger Caissie.