COVID-19: six nouveaux cas annoncés par la Santé publique

Six nouveaux cas de la COVID-19 ont été annoncés par la Santé publique lundi. Cette nouvelle hausse porte à 76 le nombre de cas actifs dans la province.

Encore une fois, les cas sont liés aux éclosions dans la zone 1 (région de Moncton) et la zone 5 (région du Restigouche).

Trois nouveaux cas ont été annoncés dans chaque région. Dans la zone 1, il s’agit de personnes âgées de 50 à 59 ans, de 70 à 79 ans et de 80 à 89 ans. Dans la zone 5, un individu est âgé de moins de 19 ans, l’autre est âgée de 20 à 29 ans et le dernier est de 60 à 69 ans. Parmi les 76 cas actifs, cinq personnes ont été admises à l’hôpital, dont une personne aux soins intensifs.

«Il y a à peine une semaine, nous avions trois cas actifs. Tout le monde doit faire sa part pour prévenir une propagation. Ce n’est pas toujours évident, mais c’est la bonne chose à faire», dit la Dre Jennifer Russell, médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick.

Les zones 1 et 5 demeurent dans la phase d’alerte orange et le port du masque ou du couvre-visage est obligatoire dans les lieux publics intérieurs et extérieurs. Le port du masque n’est pas obligatoire à l’extérieur dans la cour d’une maison, ou lorsqu’une personne fait de la marche, de la course, du jogging, du vélo ou se repose seul ou avec une personne de sa bulle. Ces mesures s’appliquent aussi à ceux ayant séjourné dans les zones 1 et 5 lorsqu’ils rentrent chez eux pendant 14 jours.

Le port du masque est obligatoire dans les lieux publics intérieurs dans le reste de la province.

«Puisque nous sommes en phase d’alerte orange, nous voulons contenir la situation de façon agressive afin de maîtriser la situation le plus rapidement possible. En demandant aux gens de porter un masque à l’intérieur et à l’extérieur, on s’assure que ça se fait de façon continue. Nous savons que même à l’extérieur, les gens ne pratiquent pas toujours la distanciation sociale.»

Dans les régions touchées par la phase d’alerte orange, l’utilisation accrue du masque sera nécessaire pour les élèves de la maternelle à la 12e année. Ces politiques s’appliquent à tous les élèves, les enseignants et les membres du personnel. Certaines exemptions sont permises pour des raisons médicales.

Les élèves de la maternelle à la 8e année doivent maintenant porter un masque pendant toute la journée, à l’intérieur comme à l’extérieur, sauf s’ils travaillent tranquillement à leur pupitre, participent à une activité physique ou s’ils sont en train de manger ou de boire.

Les élèves de la 9e à la 12e année devront aussi porter un masque pendant toute la journée, à l’intérieur et à l’extérieur, sauf s’ils sont en train de manger ou de prendre part à une activité physique. Les mêmes consignes s’appliquent aux enfants qui fréquentent une garderie après l’école.

Tous les élèves, peu importe l’âge ou le niveau, doivent porter leur masque en tout temps sur l’autobus scolaire, même s’ils sont assis seuls dans un banc ou avec un membre de leur famille.

Les enfants de 2 ans et plus qui fréquentent une garderie doivent aussi porter un masque lorsqu’ils se trouvent dans les aires communes ou lorsqu’ils utilisent les moyens de transport fournis par l’établissement.

Possible exposition à Janeville

Jusqu’à maintenant, des cas ont été recensés dans trois écoles du Restigouche, soit l’école Sugarloaf Senior High School, à Campbellton et les écoles L.E. Reinsborough et Académie Notre-Dame de Dalhousie.

Mais le gouvernement provincial enquête aussi sur une possible exposition à la COVID-19 à l’école élémentaire de Janeville, situé près de Bathurst. La recherche de contacts est toujours en cours, mais aucune modification des mesures en place n’a été prévue pour le moment.

Le ministre de l’Éducation et de la Petite enfance, Dominic Cardy, veut éviter à tout prix le pire des scénarios à ses yeux, soit la fermeture d’écoles.

«Oui, c’est difficile et ça inquiète les parents et les enseignants, mais on ne peut pas se permettre de perdre une autre année scolaire. Nous devons reconnaître l’importance du système éducatif dans notre société. Si un élève perd 10% de sa scolarité, il va y avoir des conséquences pour cette génération.Ça ne veut toutefois pas dire qu’on ne peut pas avoir des mesures en place pour s’assurer que nos écoles restent ouvertes.»