Pêche au homard: une saison «correcte» dans la zone 25

La saison du homard dans la zone 25 s’est terminée en fin de semaine, et elle ne fracassera pas les records, selon des pêcheurs du sud-est.

Freddie Daigle, pêcheur de Richibouctou-Village, pêche sans arrêt depuis l’ouverture de la pêche en août.

«J’ai pogné un peu moins que l’année passée, c’était bon pareil. Mais le prix, c’était presque un dollar de moins que l’année passée», dit-il.

Il explique que dans son coin, le prix de la livre de homard se situait à 4$ pour le homard de petite taille, ou «canner»,  et à 4,50$ pour le plus gros, le «market», pendant les deux premières semaines de pêche et qu’il a augmenté à 4,50 – 5$ par la suite.

Il attend de voir s’il y aura un ajustement du prix à la hausse en fin de saison.

Il exprime sa frustration par rapport aux variations du prix de la livre de homard selon la région dans laquelle les pêcheurs vendent leurs prises.

«Il y a de l’injustice là-dedans, si tu vas à Cap-Tourmentin ou à Murray Corner, le prix est entre 6,25$ et 6,75$. C’est une vraie joke», affirme l’homme.

Mike Landry, pêcheur de Petit-Cap, s’attendait à une saison normale malgré l’incertitude entourant la COVID-19, et c’est exactement ce qu’il a eu.

«Le prix est resté pas mal le même, mais ce n’était pas aussi bon que l’an passé», dit le pêcheur de Petit-Cap, en affirmant que le homard s’y vendait à environ 5$ la livre.

Pour lui, les prises de cette année ont été suffisantes pour couvrir ses dépenses.

La seule chose qu’il craignait – une éclosion de COVID-19 dans une usine de transformation – ne s’est pas produite.

La saison du homard se termine aussi au bon moment pour que les pêcheurs de la zone 25 n’aient pas à composer avec les nouvelles mesures de santé publique imposées par le gouvernement provincial dans la zone 1, qui a régressé en phase orange la semaine dernière.

Debbie Thompson, pêcheuse de homard de Richibucto, témoigne elle aussi d’une saison acceptable.

Le niveau des prises a été meilleur que prévu, selon elle, mais il était tout de même moins élevé que l’an dernier.

«Au printemps, les choses semblaient inquiétantes. Le prix n’était pas aussi bon que l’an dernier, et les prises étaient soit pareilles à l’an passé ou elles étaient plus basses», Mme Thompson, qui ajoute que ses prises ont diminué d’environ 25%.

Selon elle, ces conditions sont tout juste suffisantes pour couvrir ses dépenses, mais sa marge de profit s’amaigrit.